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Karin Slaughter – Pretty Girls – Editions Mosaïc – 517 p. – Traduction François Rosso - (Epreuve anticipée, non corrigée)

4ème de couverture 

Deux sœurs. Deux étrangères.

Plus de vingt ans auparavant, Julia a disparu à seize ans sans laisser de trace. Depuis, Claire et Lydia, ses sœurs, ne se sont plus parlé. Seule la haine farouche qu'elles nourrissent l'une pour l'autre les rapproche encore. La haine, et le désespoir : jamais elles ne se sont remises de la tragédie qui a fracassé leur famille.

Deux événements violents vont venir cruellement raviver leurs blessures mais aussi les obliger à se confronter : l'assassinat du mari de Claire, et la disparition d'une adolescente.

A tant d'années de distance, ces événements ont-ils un lien quelconque avec Julia ? Lasses de se faire la guerre, Claire et Lydia plongent dans la noirceur du passé familial. Une spirale sanglante…

Mon avis sur ce livre :

Mon challenge va être de parler de ce thriller sans dévoiler quoi que ce soit sur l'intrigue… Tout détail a de l'importance et toute information peut gâcher le plaisir du lecteur, donc je vais essayer de m'en tenir aux grandes lignes et aux généralités. J'ai beaucoup aimé et j'ai été complètement happée dès les premières pages. Je crois que je l'ai lu en un week-end tellement j'étais à fond dans l'histoire.

J'ai aimé, l'intrigue, les personnages, les rebondissements ou les retournements de situation, le fait de ne pas savoir où l'auteur nous emmène… Souvent dans ce genre de romans, surtout quand on en lit régulièrement, on finit par voir les ficelles de l'auteur apparaître. Je dois dire qu'ici j'ai complètement oublié tout ça tellement j'étais prise par l'intrigue.

A travers ce drame familial, l'auteur nous fait plonger du côté le plus noir de l'âme humaine : c'est violent, sombre, malsain et… terriblement efficace ! Peu de temps morts et des retournements de situation incroyables ne laissent pas de place à l'ennui et viennent régulièrement rythmer le récit. Les personnages principaux sont complexes et attachants. Si au départ j'ai préféré le personnage de Lydia à celui de Claire que je trouvais plus lisse et moins travaillé, au fur et à mesure que j'avançais dans mon récit, mon avis a complètement évolué pour m'attacher à cette femme qui voit son monde s'écrouler.

J'ai apprécié le style de l'auteur. C'est direct, incisif, rythmé, avec des dialogues vivants et bien tournés. La construction du livre, avec différentes voix qui interviennent, est particulièrement intéressante. J'ai beaucoup aimé les chapitres où Sam le père de Lydia et de Claire nous parle. Cela apporte un côté intime et tendre qui vient contrebalancer la noirceur générale de l'histoire. Cette respiration au milieu du roman est un vrai plus, une sorte de parenthèse qui permet au lecteur de se poser et de prendre un peu de recul sur l'ensemble du récit. J'ai trouvé cette façon de rythmer le roman vraiment bien trouvée et pertinente.

Pour résumer, j'ai beaucoup aimé et il y a bien longtemps que je n'avais pas été embarquée à ce point dans un livre. Je peux comprendre que la violence de certaines scènes peut être difficile pour certains et que le côté malsain du thème peut déranger mais c'est malheureusement aussi la réalité du monde et sa violence que Karin Slaughter nous décrit.

Je remercie Babelio et les Editions Mosaïc pour cette découverte. Un bon roman, trépidant et dense avec de nombreux rebondissements… Un vrai page turner !