Bidules et Petits Riens

lundi 30 janvier 2012

Mon bilan lecture

Quelquefois je reçois par mail des demandes concernant mes lectures, des conseils de bouquins sympas ou ce que je pense de tel ou tel livre. 

Voici un petit récap de mes lectures 2011, et mon Top 5 (que je pourrais appeler "mes coups de coeur"), la liste n'est pas dans l'ordre de mes préférences :

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaeffer
Zulu - Caryl Ferey
Prodigieuses créatures - Tracy Chevalier
Petite soeur mon amour - Joyce Carol Oates
Le coeur régulier - Olivier Adam 

Mais j'ai aussi aimé : 

L'album de Milo
Polynie
L'homme de Kaboul
Hiver arctique
Freedom
Un employé modèle... et bien d'autres encore.

Quant à l'année 2012, elle s'annonce déjà très riche en nouveaux livres (et je ne compte pas ceux de mon ebook), en découvertes d'auteurs et en surprises. Voici un petit aperçu de ma "Pile A Lire".

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Bonnes lectures à toutes et à tous !

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lundi 16 janvier 2012

Sweet Humility Sampler - Partie 8

Il y a longtemps que je n'ai pas montré mes avancées sur ce magnifique "Sweet Humility Sampler" de Brenda Keyes que je brode en SAL grâce à Véro. Quelques ennuis familiaux et de santé et une période chargée au boulot ont fait que les petites croix et le blog sont restés en rade durant ces dernières semaines.

Malgré tout j'ai réussi à terminer la construction de ma maison et je pars à présent me promener dans le jardin. 

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Il manque encore quelques feuilles sur mon arbre qui ne devraient pas tarder à pousser et puis je vais avancer un peu sur la frise.

Je vous invite à aller voir les versions de mes cosaleuses chez Véro, elles ont superbement avancé.

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samedi 7 janvier 2012

Les Morues

9782846263474

Titiou Lecoq - Les Morues - Editions Au Diable Vauvert - 450 p.

4ème de couverture :

C'est l'histoire des Morues, trois filles et un garçon, trentenaires féministes pris dans leurs turpitudes amoureuses et professionnelles.

Un livre qui commence par un hommage à Kurt Cobain, continue comme un polar, vous happe comme un thriller de journalisme politique, dévoile les dessous de la privatisation des services publics et s'achève finalement sur le roman de comment on s'aime et on se désire, en France, à l'ère de l'Internet.

C'est le roman d'une époque, la nôtre.

Mon avis sur ce livre :

C'est sûrement l'une des rares fois où je ne sais pas trop quoi penser d'un livre. J'ai eu l'impression d'avoir une bonne copine au téléphone me racontant ses frasques du week-end, ses histoires de mecs et de chamailleries entre filles… Il faut dire que l'on suit un groupe de trentenaires qui ressemblent tous à des ados attardés et qui se retrouvent lors du décès de l'une de leurs amies. Les personnages sont vraiment attachants avec leurs doutes et leurs questionnements même s'ils sont très caricaturaux, le "looser", le jeune loup aux dents longues, la bourgeoise coincée, la bonne copine… et pourtant même si l'on voit tout de suite les défauts, on est malgré tout entrainé dans l'histoire. Bizarre comme sensation !

Finalement contre toute attente, j'ai particulièrement aimé le personnage de Fred, ce type brillant promis à un très bel avenir qui laisse tout tomber pour devenir secrétaire de bureau et éviter de rentrer dans une vie toute tracée. Je l'ai trouvé drôle, touchant, il en fait le minimum avec sérieux malgré tout et passe son temps à essayer de s'effacer dans le décor. Je crois que de tous c'est son histoire qui m'a vraiment intéressée, j'aurai aimé en apprendre davantage sur ses choix et je me suis vraiment amusée à le découvrir dans son rôle d'handicapé de la vie. On en connaît tous des copains toujours à côté de la plaque, gaffeurs, amoureux transis définitifs, un peu geeks sur les bords et d'une  gentillesse à toute épreuve… Si on est un peu dans le cliché pour les personnages, ils sont néanmoins très sympathiques et on reconnaîtra tous, nos propres amis à travers eux.

Ce qui m'a le moins plu dans ce livre, c'est cette intrigue pseudo politique qui n'apporte rien du tout à l'histoire et qui retombe comme un soufflé avant la fin du roman, je n'ai pas encore compris son utilité. Elle semble servir de prétexte pour "rallonger la sauce" et pour avoir une sorte de fil conducteur mais en réalité je l'ai trouvée sans grand intérêt. L'auteur aurait très bien pu se contenter des interactions entre ce groupe d'amis en fouillant un peu plus les personnalités de chacun et je crois que le livre aurait gagné en profondeur. Finalement le ressenti le plus négatif du livre vient vraiment de là, le côté un peu fouillis de cette espèce d'enquête et les digressions qui en découlent avec cette impression de scénettes mises bout à bout. On perd un peu en cohérence à cause de cette partie de l'histoire. Malgré tout, c'est une lecture qui reste agréable et amusante, le ton est enlevé et rythmé et j'ai passé un bon moment.

Merci à Babelio et aux Editions Au Diable Vauvert pour ce partenariat. Je serai curieuse de retrouver ces personnages dans 10 ans et de découvrir ce qu'ils sont devenus...

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mercredi 4 janvier 2012

En route pour 2012

Une très bonne année 2012
à toutes et à tous !


Qu'elle vous apporte le meilleur pour vous
et vos proches pour les mois à venir. 

 

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La Grande Muraille - Porte de Bada Ling

Je ne suis pas très présente sur vos blogs ces temps-ci car noyée de boulot alors j'ai des envies de dépaysement, de voyages, de découvertes, de rencontres... 

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lundi 19 décembre 2011

Bonnard peintre de l'intime

9782841862986

Sandrine Malinaud – Bonnard peintre de l'intime – Editions A'Propos – 63 P.

4ème de couverture :

Rien ne prédestinait Pierre Bonnard à la peinture. Pourtant, dès ses premières œuvres, il est l'un des piliers du mouvement nabi, participant intensément au "bouillonnement" des arts dans les années 1890. Et, en cinquante ans de carrière, il va mettre en place un langage pictural audacieux, recréant sur la toile un monde unique, incandescent.

Pierre Bonnard, peintre de l'intime retrace la vie et l'œuvre de l'artiste, si intimement liées, et invite à découvrir ses dons exceptionnels de coloriste à travers ses paysages d'étés, aveuglants, ses salles de bains au miroir, ses nus baignant dans l'eau bleutée… Des moments de bonheur simple, de purs instants de grâce.

Mon avis sur ce livre :

 Nous retrouvons ici la mise en page et la construction que j'ai tant apprécié pour Véronèse, le triomphe de la couleur des Editions A'Propos. Une construction claire, didactique avec une chronologie toujours présente pour situer le peintre et son œuvre dans son contexte, historique, social et culturel, des petits "A propos" mis en avant sur un fond de couleur qui valorisent un point précis de l'époque ou une explication artistique en parallèle à l'œuvre du peintre, une analyse de certaines œuvres… Un livre très bien fait qui s'adresse à priori à une bibliothèque jeunesse mais qui m'a vraiment intéressé. Contrairement à Véronèse que j'ai redécouvert et dont j'ai admiré la flamboyance, ce que j'admire chez Bonnard c'est sa capacité à voir les couleurs du quotidien comme s'il regardait les petites scènes de la vie à travers un kaléidoscope. Son travail sur la couleur est une merveille de teintes et de lumières.

Influencé par Gauguin et  l'art "japonisant" en vogue à l'époque, désireux de poursuivre la recherche picturale lancée par les impressionnistes, Bonnard n'aura de cesse de faire évoluer sa peinture et son travail sur les couleurs. A travers ses scènes de bains et ses nus, Bonnard jouera continuellement avec la lumière et les ombres que créent les courbes des corps, rendant le spectateur voyeur et captif de la sensualité de ses toiles. Bonnard sera toute sa vie entourée de femmes, sa mère qui le soutiendra dans sa volonté d'être peintre, Marthe sa muse qui figurera sur la majorité de ses toiles ainsi que de nombreux modèles professionnels qui poseront pour lui tout au long de sa vie… Cela a sans doute permis au peintre de réussir à recréer sur ses toiles cette intimité des femmes à leur toilette, même si les couleurs semblent apporter une certaine distance au modèle.  Cet univers de salles de bains et des femmes à leur toilette, restera tout au long de sa vie, l'un de ses thèmes de prédilection.

Ce petit fascicule m'a permis de découvrir Bonnard que je connaissais très peu. Un peu occulté par les impressionnistes, sa peinture est pourtant pleine de couleurs, de sensualité, de force, de gaieté dans ses paysages notamment. Son travail sur la couleur m'a particulièrement intéressé. Il peignait très peu sur le vif mais plutôt en atelier se servant de ses souvenirs et de ses premières impressions pour recréer sur la toile cette magie de la lumière. On a l'impression de découvrir le paysage comme après avoir regardé le soleil de face, complètement ébloui, avec toutes les couleurs qui se fragmentent. C'est très intense et très particulier.

Je remercie Babelio et les Editions A'Propos pour ce partenariat. J'ai beaucoup aimé la peinture de Bonnard.

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mercredi 14 décembre 2011

Petite soeur, mon amour

9782757823552

Joyce Carol Oates – Petite sœur, mon amour – Editions Points – 734 P. – Traduction Claude Seban

 4ème de couverture :

Bliss, princesse des glaces qui a remporté tous les prix de patinage, a été assassinée. Pourtant, tout le monde l'aimait. Son frère Skyler, psychotique, un peu jaloux de son succès. Sa mère, prête à tout pour faire de Bliss une star : maquillage outrancier, tenues sexy et produits dopants. Ses fans qui l'adulent jusqu'à l'obsession. Oui, tout le monde aime Bliss, mais trop d'amour peut tuer…

Mon avis sur ce livre :

Encore une fois j'ai été complètement bluffée par le talent brillantissime de Joyce Carol Oates pour innover à travers ce roman. Auteur prolifique, ses critiques de la société américaine me réjouissent et à nouveau j'ai été happée dès les premières pages de ce livre par l'histoire de la famille Rampike. J'ai trouvé qu'une fois de plus elle s'était renouvelée par rapport à ses romans précédents, le style, le parti-pris de l'auteur d'écrire à travers les yeux de Skyler frère déjanté et asocial de cette petite fée de la glace qui connaîtra un destin tragique… Inspirée de l'histoire vraie de Joan Bennet Ramsay mini miss découverte assassiné dans le sous-sol de la maison de ses parents, ce fait divers qui défraya la  chronique et qui demeurera un mystère pendant 10 ans est le prétexte pour la romancière de critiquer une nouvelle fois les travers de ses contemporains. Mère abusive qui projette ses propres rêves sur ses enfants, père coureur, cadre supérieur jamais à la maison qui "gère" sa famille de loin et laisse la porte ouverte à toutes les idées de grandeur et aux dérives de sa femme et des enfants victimes d'une société dans laquelle on n'existe qu'à travers la télévision, la célébrité, la popularité à outrance et la reconnaissance factice de la "bonne société" provinciale.

A travers un style brillant et incisif, l'auteur va nous raconter la descente aux enfers de cette famille américaine somme toute banale quand on la découvre au début du roman. Une famille plutôt aisée composée d'un mari, cadre dynamique à la carrière prometteuse qui semble toute tracée, d'une mère au foyer qui se sent délaissée et de deux jeunes enfants. Mais petit à petit cette famille "idéale" va dévoiler son côté le plus sombre et littéralement imploser de l'intérieur. L'histoire nous est racontée à travers la voix de Skyler, qui se souvient entre deux prises de psychotropes, de ce qui est arrivé à sa famille. Entre souvenirs brumeux des faits passés et lucidité aiguisée pour analyser le comportement des protagonistes de l'histoire, Skyler promène le lecteur entre rêve et réalité, entre regrets, culpabilité, haine, jalousie et remords. Persuadé d'être le meurtrier de sa sœur, présumé "coupable" pour ses parents, la vérité s'avèrera encore plus noire et plus sombre que le début du livre ne le laisse présager.

C'est un livre bouleversant qui nous emmène à nous poser de nombreuses questions, sur la rédemption, sur la culpabilité et le pardon et une fois de plus Joyce Carol Oates nous oblige à aller au-delà des apparences. Une vraie réussite et un auteur qui ne cesse de m'étonner.

Je remercie Livraddict et les Editions Points pour ce partenariat avec ce livre qui est l'un de mes coups de cœur de cette année.

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lundi 12 décembre 2011

Strawberry House - LHN

Une grosse envie de couleurs et d'une toute petite grille vite brodée... Parmi mon stock, mon choix s'est porté sur cette petite maison aux fraises qui me faisait de l'oeil depuis un moment. 

J'avoue qu'en ce moment les petites croix sont un peu en berne, entre les courses de Noël, le boulot... je n'avance à rien.

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J'ai conservé les couleurs préconisées car j'adore la teinte Lady Bug de chez Crescent Colors et je brode en deux fils sur deux fils de trame ce qui me repose de mes monuments en cours.

Maintenant il faut que j'avance sur mon Humility Sampler...

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mercredi 7 décembre 2011

Véronèse, le triomphe de la couleur

9782915398045Anne-Sophie Molinié - Véronèse le triomphe de la couleur - Editions A'Propos - 63 p. 

4ème de couverture :

Dès l'âge de 25 ans, Paolo Caliari, dit Véronèse, prend place parmi les grands peintres de Venise, aux côtés de Titien et de Tintoret. Le jeune homme propose une autre peinture, haute en couleurs, particulièrement séduisante pour la République de Venise du milieu du XVIème siècle.

Car pour Véronèse, tout est prétexte à la couleur, et sous son pinceau, scènes profanes et religieuses se confondent presque. Peintes au sein d'architectures théâtrale, elles lui donnent l'occasion de célébrer le faste de la noblesse vénitienne, parée de riches étoffes aux couleurs vibrantes, d'une intense luminosité. De sa palette claire se dégage une grande sérénité, une grande légèreté.

Dans Véronèse, le triomphe de la couleur, Anne-Sophie Molinié analyse l'oeuvre du peintre et restitue le contexte historique et artistique dans lequel il a élaboré sa belle manière.

Mon avis sur ce livre :

J'ai été très agréablement surprise par cette collection de vulgarisation de la peinture. Extrêmement bien fait, ce petit livre de 63 pages, très complet sans être ennuyeux ou trop complexe pour un lecteur néophyte nous explique la peinture de Véronèse dans son contexte historique et artistique.

Composé de chapitres très courts illustrés des œuvres du peintre, l'auteur nous replace ce dernier dans l'histoire et la société italienne de l'époque. Régulièrement sur un fond de couleur qui permet tout de suite de le visualiser, un article intitulé "A propos" vient nous expliquer un point particulier comme "La République de Venise à la Renaissance" par exemple. Des doubles pages chronologiques qui mettent en parallèle la vie du peintre et les événements culturels ou politiques permettent tout de suite de situer la partie de sa vie concernée et les faits historiques pouvant influer sur sa peinture. Un "arrêt sur image" vient compléter l'ensemble et expliquer une œuvre du peintre de façon plus détaillée dans un style tout à fait abordable. Vous l'aurez compris, j'ai vraiment été emballée  cette collection. Le format est très agréable et l'impression très réussie. J'ai trouvé la répartition entre les différentes informations et les illustrations très équilibrée et  je ne me suis pas ennuyée un seul instant. J'ai appris plein de choses et moi qui suis toujours complètement perdue dans les dates,  j'ai particulièrement apprécié la chronologie.

Quant à Véronèse et sa peinture j'avoue que ça n'était pas forcément mon peintre de prédilection parmi les artistes du Cinquecento mais grâce à ce livre, je l'ai découvert sous un jour nouveau, ou plutôt redécouvert car j'ai vu nombreuses de ses œuvres en Italie mais noyées au milieu de tellement d'œuvres du même style que j'avais une certaine overdose. Je ne m'étais pas rendu compte à quel point ses teintes sont flamboyantes, novatrices pour l'époque, sa palette de couleurs explose littéralement et il joue admirablement des contrastes et des couleurs complémentaires pour donner un maximum de clarté et de lumière à ses tableaux.

Un réel coup de cœur pour cette collection qui vulgarise la peinture de façon intelligente et un beau voyage à travers l'Italie de la Renaissance avec les toiles présentées.

J'ai reçu ce livre dans le cadre du partenariat Masse Critique de Babelio et des Editions A Propos

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samedi 3 décembre 2011

Hiver arctique

9782757816899

Arnaldur Indridason - Hiver Arctique – Points policier – 405 P. – Traduction Eric Boury

4ème de couverture :

Comment peut-on poignarder un enfant ? Au cœur de l'hiver arctique, en Islande, un garçon d'origine thaïlandaise a été retrouvé assassiné. Il avait dix ans. Crime raciste ? Le commissaire Erlendur mène l'enquête, s'acharne et s'embourbe. Il ne comprend plus ce peuple dur et égoïste qui s'obstine à survivre dans une nature hostile. L'absurdité du mal ordinaire lui échappe… 

Mon avis sur ce livre :

J'ai retrouvé avec plaisir le commissaire Erlendur et ses collègues à travers cette nouvelle enquête qui nous bouscule sur plus de 400 pages. Chronique du racisme ordinaire, crime gratuit ou crapuleux ? Qu'est-ce qui a fait que ce petit garçon est mort tout seul poignardé au pied de son immeuble ? Encore une fois, l'auteur nous emmène à travers l'Islande et nous décrit avec force détails cette société islandaise repliée sur elle-même, où l'âpreté de la nature influe sur les caractères et pèse sur les hommes. L'arrière plan social est à nouveau très présent dans ce roman et c'est ce qui me plaît particulièrement chez cet auteur, il ne se contente pas de nous entrainer de rebondissements en chausse trappes ou de détails sordides en descriptions sanglantes comme certains mais nous décrit ce monde des ouvriers, des gens ordinaires, du voisin de palier, des immigrés qui se battent pour vivre et s'intégrer dans un pays à l'opposé du leur. Certains pourraient trouver le rythme trop lent mais c'est ce que j'aime chez Indridason, il prend le temps de nous emmener fermer les portes des fausses pistes qui apparaissent au fil des pages, rien n'est laissé au hasard, aucun interrogatoire n'est oublié, aucune piste n'est secondaire… et l'auteur n'oublie pas pour autant tout ce qui fait l'humanité de ses personnages en abordant leurs problèmes personnels.

Ce roman regroupe l'ensemble des maux de nos sociétés : la solitude, l'isolement, le repli sur soi, le racisme de tous les jours, la violence sous toutes ses formes, la violence urbaine mais aussi la violence psychologique, familiale et sociale. Quels évènements ont pu conduire à la mort de ce petit garçon décrit par tous comme doux, gentil et rêveur ? A-t-il été le témoin malgré lui d'un trafic quelconque ? Etait-il victime de racket ou d'une vengeance de dealers ? Rien ne nous laisse deviner la conclusion sordide de l'enquête. La force d'Indridason réside dans sa capacité à nous emmener de façon insidieuse à toucher du bout des doigts la noirceur de l'âme humaine à travers la banalité que l'on finit par attribuer à la violence ordinaire.

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vendredi 2 décembre 2011

Sweet Humility Sampler - Partie 7

Déjà début Décembre, le temps file à tout allure et je suis toujours surprise quand je trouve le petit mot de Véro nous demandant nos photos sur son joli SAL.

Alors voici mon avancée de cette dernière quinzaine. Je suis contente de moi car la maison commence à prendre tournure et mon étape a été plus productive que les précédentes.

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Prochaine étape, essayer de terminer la maison... mais avec les courses de Noël qu'il va falloir attaquer ça n'est pas évident... Affaire à suivre !

N'hésitez pas à aller découvrir chez Véro les avancées des copinautes, elles ont des aiguilles turbo...

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mardi 29 novembre 2011

Masters Return - Partie 8

Trop contente ! J'ai terminé ma 8ème page de Masters Return de chez Haed. J'avance tranquillement sur cette broderie mais je ne l'ai jamais mise de côté sauf pour les vacances. 

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C'est toujours aussi surprenant de la voir se découvrir au fur et à mesure de mes avancées et de voir apparaître les détails et le résultat quand je prends ma photo. 

La grille de ma 9ème page attend déjà...

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dimanche 27 novembre 2011

The Contented Mind Sampler - Partie 10

J'ai profité de ma dernière semaine de congés pour avancer sur ce sampler que j'aime beaucoup "The Contented Mind Sampler" de Brenda Keyes

Le pavillon central commence à se dévoiler petit à petit et les couleurs sont vraiment sympas.

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Je me régale toujours autant et je ne m'en lasse pas, voire je me freine un peu histoire de ne pas le terminer trop vite car c'est certainement l'un de mes modèles préférés.

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mercredi 23 novembre 2011

Petite enveloppe surprise !

L'autre jour j'ai eu la surprise de recevoir un mail de Noëlle qui fêtait l'anniversaire de son blog et qui m'avait tirée au sort parmi les commentaires. Hier, regardez ce que j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres : ce superbe pique-aiguilles. 

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J'étais ravie, tout me plaît, la jolie couleur nuancée de son fil, la toile, le motif de l'oiseau... Et regardez la finesse de ses points, c'est une vraie merveille !

En réalité, j'étais super contente d'avoir été tirée au sort car visiteuse régulière de son blog et admirative de ses ouvrages, j'étais certaine d'être super gâtée.

Merci encore Noëlle de partager avec nous tes jolies réalisations. 

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samedi 19 novembre 2011

Mémoires d'une dame de cour dans la Cité Interdite

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 Jin Yi - Mémoires d'une dame de cour dans la Cité Interdite - Picquier Poche - P. - Traduction 

4ème de couverture :

Entrée dans la Cité Interdite à treize ans, mariée "en cadeau" à un eunuque à dix-huit ans, He Rong er servit la dernière impératrice de Chine jusqu'à la fin de son règne. Après la chute du régime impérial, elle travailla jusqu'à la fin de sa vie comme femme de ménage. 

Avec cette dame de cour indiscrète, le lecteur pénètrera derrière ces hauts murs "violets et rouges" - comme l'écrivait Victor Segalen - dans l'intimité des chambres, dans les recoins des salles du palais et des cuisines. Il découvrira en ses moindres détails la vie quotidienne dans la Cité Interdite, mystérieuse, "emmurée et dynastique". On s'informe des amusements et des distractions du palais. On apprend les goûts, les manies, les exigences et les impuissances des empereurs et des impératrices, et en particulier ceux de l'impératrice Cixi qui reste une des figures féminines les plus énigmatiques de l'histoire de la Chine et qui pouvait rapidement, aussi, transformer la vie d'une dame de cour en cauchemar.

 Mon avis sur ce livre :

Un livre particulier dans sa construction et dans son propos puisqu'il s'agit du récit biographique de celle qui fût l'une des Dames de cour de l'impératrice Cixi à l'intérieur de la Cité Interdite. Un univers fermé, codifié à l'extrême et où rien n'est laissé au hasard ou à l'improvisation. Le moindre geste est soumis à la tradition et ne doit en aucun cas être modifié sous peine de sanctions immédiates. Ceci est le récit d'une vie passée au rythme des saisons, des cérémonies et du bon vouloir ou de l'humeur de l'impératrice. Ce livre s'articule sous forme de petits chapitres très courts, à peine une page pour certains, qui nous décrivent sous une forme particulièrement riche et imagée les coutumes, les repas, les différents moments de la journée, les croyances… de tous ces personnages qui vivent et travaillent à l'intérieur de la Cité Interdite. C'est un récit passionnant, drôle parfois et particulièrement émouvant car on ressent à travers les mots de cette femme une tristesse infinie et une solitude poignante, une vie hors du temps et du monde avec malgré tout des moments heureux, des petits bonheurs partagés et un dévouement extrême à l'impératrice Cixi.

On connaît très mal cette vie à l'intérieur des palais, car le quotidien du personnel de cour était soumis à la loi du silence, c'est une vie entre parenthèse, entièrement dévouée à l'impératrice ou à l'empereur et certaines étaient prisonnières à vie de cette haute muraille "violette et rouge". Les descriptions faites dans ce livre, du quotidien, des vêtements, de la nourriture ou des cérémonies, sont surprenantes et tellement plus incroyables que ce que l'on pouvait imaginer. Je suis allée constamment d'étonnements en surprises, j'ai découvert ce qu'était "la maison des mandarins", "la lettre du bien-être", "la fabrication du fard rouge" avec tant de petits détails et de précisions… Ce livre est un vrai régal car on accède par la petite porte à l'une des personnes les plus mystérieuses et controversées, l'impératrice douairière Cixi qui régna d'une main de fer sur la Chine, réputée pour ses caprices, son intransigeance et sa dureté.

J'ai beaucoup aimé ce témoignage d'un monde inaccessible, récit d'une richesse époustouflante et d'une tradition et de règles si lourdes qui se lit comme  un roman. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde malgré les descriptions minutieuses des pratiques de cour ou des rituels qui peuvent nous sembler tellement dérisoires… Une histoire particulièrement émouvante puisqu'elle marquera aussi la fin d'une époque et sauvera de l'oubli des traditions à jamais disparues.

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mercredi 16 novembre 2011

Sweet Humility Sampler - Partie 6

On est déjà le 16 et je n'ai pas vu le temps passer avec cette semaine de congés mais il est temps de vous présenter à nouveau mon Sweet Humility Sampler de chez Brenda Keyes

Cette fois, l'arbre a poussé et la maison commence à voir sa porte apparaître. 

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Je suis toujours surprise et ravie quand je découvre les superbes versions de cette grille chez Véro. Bravo les filles !

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lundi 14 novembre 2011

Prodigieuses créatures

9782070442546

Tracy Chevalier - Prodigieuses créatures - Folio - 419 p. - Traduction Anouk Neuhoff

4ème de couverture :

"La foudre m'a frappé toute ma vie. Mais une seule fois pour de vrai."

Dans les années 1810, à Lyme Regis, sur la côte du Dorset battue par les vents, Mary Anning découvre ses premiers fossiles et se passionne pour ces "prodigieuses créatures" qui remettent en question les théories sur la création du monde. Très vite, la jeune fille issue d'un milieu modeste se heurte à la communauté scientifique, exclusivement composée d'hommes. Elle trouve une alliée en Elizabeth Philpot, vieille fille intelligente et acerbe qui l'accompagne dans ses explorations. Si leur amitié se double de rivalité, elle reste, face à l'hostilité générale, leur meilleure arme.

Mon avis sur ce livre :

Ce livre est sûrement l'un de mes coups de cœur de cette année. J'aime beaucoup les livres de Tracy Chevalier d'habitude, La jeune fille à la perle ou La vierge bleue par exemple, mais ils ne me laissent pas forcément une trace de lecture impérissable, contrairement à celui-ci. J'ai aimé avant tout l'atmosphère qui se dégage de ce roman, il faut dire que je suis une grande fan de Jane Austen, et j'ai retrouvé dans  Prodigieuses créatures ce qui me plaît tant chez la romancière anglaise : des personnages féminins au caractère bien trempé qui luttent contre leur condition, qui tentent de surpasser les préjugés d'une époque où la femme avait peu de solutions en dehors du mariage pour s'en sortir et vivre par elle-même, la campagne anglaise et l'ambiance des petits villages… L'histoire nous retrace la vie de personnages ayant réellement existés, ces deux femmes pionnières en leur temps de la condition féminine dans un monde scientifique exclusivement réservé aux hommes, ont bouleversé par leur trouvailles la logique même de la théorie de l'évolution telle qu'elle était expliquée à l'époque. Il faut dire que les sciences naturelles étaient pleines de théories fantaisistes et complètement parasitées par la religion et par l'idée que si Dieu avait créé des créatures, il ne pouvait pas les avoir détruites et faites disparaître… 

Ce roman m'a littéralement enchanté, j'ai aimé l'écriture, le style, l'histoire, les personnages… le fait que l'intrigue s'étale sur plusieurs années et que l'on puisse suivre l'évolution de Mary, de l'enfant avec ses peurs, son émerveillement devant ses "curios", à la jeune fille et à ses premiers émois amoureux, jusqu'à la femme qu'elle va devenir avec ce caractère absolu et entier qui la rend si attachante. J'ai aussi particulièrement aimé retrouver cette côte si sauvage du Dorset et ce village de Lyme Regis qui fut déjà le cadre d'un roman de John Fowles et ensuite d'un film éponyme que j'aime beaucoup Sarah, la maîtresse du lieutenant français. C'est un village charmant et pittoresque mais on imagine sans peine cette côte en hiver, battue par les vents avec ce bout de plage qui disparaît au gré des marées et la difficulté à aller chercher  dans le froid et les embruns, ces fossiles qui aideront la famille de Mary à gagner un peu d'argent.

C'est un roman d'amours contrariées, d'amitiés féminines mises à mal, de jalousie, de lutte pour trouver sa place en tant que femme à cette époque, de pardon aussi… bref tous les ingrédients sont réunis pour faire de ce roman un petit bijou d'émotions et de plaisir de lecture.

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mercredi 2 novembre 2011

Sweet Humility Sampler - Partie 5

Un peu de retard pour vous montrer mon avancée sur mon Sweet Humility Sampler de Brenda Keyes que je suis en SAL chez Véro. Ma connexion n'arrêtait pas de faire des siennes et j'ai fini par abandonner...

Mes alphabets sont terminés, ma maison se construit petit à petit et l'arbre a fait son apparition depuis la dernière fois.

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N'hésitez pas à découvrir les broderies de mes copinautes chez Véro, elles sont bien plus avancées que moi sur ce joli modèle et mon retard ne va pas s'arranger car samedi prochain je serai en vacances pour une semaine et j'emmènerai seulement mon Contented Mind Sampler avec moi.

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samedi 29 octobre 2011

Freedom

9782879296579

Jonathan Franzen - Freedom - Editions de l'Olivier - 718 P. - Traduction Anne Wicke

4ème de couverture :

Patty Berglund est-elle la femme idéale ? Pour Walter, son mari, la réponse ne fait aucun doute ; c'est oui. Epouse aimante, mère parfaite, Patty a tout bon. Mais qu'en pense-t-elle ? En renonçant à Richard, ce "bad boy" dont elle était amoureuse - et qui se trouve être le meilleur ami de Walter -, Patty a peut-être commis l'erreur de sa vie. Freedom raconte l'histoire de ce trio et capture le climat émotionnel, moral et politique des Etats-Unis entre 1970 et 2010 avec une incroyable virtuosité.

Mon avis sur ce livre :

Au vu des nombreuses critiques que l'on voit fleurir sur les blogs concernant ce livre, j'étais très curieuse de découvrir cet auteur. Pour résumer, je dirai que j'ai adoré me plonger dans ce pavé et vivre quelques belles heures de lecture aux cotés de la famille Berglund. Chronique familiale, critique d'une certaine middle class américaine, Freedom est sûrement un peu plus que ça. A travers la crise de cette famille, c'est la crise de l'Amérique que nous décrit l'auteur, une Amérique qui perd ses repères, ses valeurs, l'essence même de ses fondations et qui laisse sur le bas-côté de la route une grande partie de sa population.

Tout au long de ces pages, c'est avant tout un hymne aux illusions perdues, à la liberté et au libre-arbitre, la possibilité du choix. En tous cas c'est ce que j'ai ressenti au fur et à mesure que j'avançais dans ma lecture. Les choix de Patty d'abord, basketteuse promise à un bel avenir sportif qui s'émancipe de sa famille pour tomber dans une forme de dépendance à l'amour et à l'amitié, Walter libéré lui aussi de sa famille qui se complait dans un mariage qui s'étiole et dans une amitié incertaine avec Richard artiste incompris qui connaîtra des hauts et des bas et se créera ses propres chaines malgré sa vie "drogue, sexe et rock'n'roll". Bien sûr qu'avec 700 pages on trouve quelques longueurs mais le style brillant, le sens du détail, font que ces longueurs trouvent malgré tout leur place dans l'histoire.

J'ai aimé les interrogations que soulèvent ce livre et qui nous entrainent vers nos propres questionnements : dans la vie a-t-on vraiment le choix ? Comment savoir si la voie que l'on a choisi va s'avérer la bonne, qu'est-ce qui nous pousse  à continuer à aller de l'avant quoiqu'il arrive ? Va-t-on choisir d'oublier nos désillusions dans l'alcool comme Patty, dans le sexe et le refus de s'attacher comme Richard ou dans le travail comme Walter ?  Va-t-on réussir à gagner cette liberté à laquelle on aspire tous, à nous émanciper de nos démons, de nos peurs d'enfants…  J'ai aimé être le témoin curieux des secrets de famille, des états d'âmes, des aspirations et des peurs de chacun qui tout au long de ces pages nous renvoient malgré nous à nos propres peurs. Analyse d'une crise familiale annoncée, le doute et le chaos peuvent-ils mener un jour à une certaine forme de liberté ?

Je remercie Price Minister pour ce partenariat, avec Freedom, j'ai découvert un auteur, un style et une histoire qui m'ont particulièrement plu. 

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dimanche 23 octobre 2011

Mocking Bird La D-Da - Partie 4

Mon oiseau moqueur avance tranquillement entre deux monuments. Je viens tout juste de terminer l'oiseau et je continue avec les mots qui manquent encore sur ma toile. Ensuite il me restera le contour à faire.

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Normalement la frise est entièrement noire mais j'ai envie d'une autre teinte, peut-être le roux ou le jaune histoire de ramener un peu de couleur pour le cadre. A voir !

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mercredi 19 octobre 2011

L'arbre au poison

9782709635363

Erin Kelly - L'arbre au poison - Editions JC Lattès - 380 P. - Traduction Catherine Ludet

4ème de couverture : 

Au cours de l'été étouffant de 1997, Karen, étudiante brillante et studieuse, rencontre Biba, une orpheline originale qui mène une existence bohème dans une demeure délabrée de Highgate en compagnie de son frère Rex. Séduite, Karen se laisse entraîner dans leur univers fascinant et se retrouve mêlée à leur histoire familiale compliquée. Très vite l'idylle va tourner au cauchemar...
Jusqu'à la dernière page, ce roman psychologique, sombre et poétique tient le lecteur en haleine.

Mon avis sur ce livre :

C'est un premier roman que je vous propose de découvrir à travers ce titre. J'ai eu du mal à faire mon billet car au départ je ne savais pas trop quoi en penser, ça m'arrive quelquefois, et j'ai eu besoin d'un peu de temps pour "digérer" l'histoire et pouvoir en parler. Ce sont deux époques qui se rencontrent au fil des chapitres à travers les yeux de Karen, principale protagoniste et témoin de l'histoire. Karen est une brillante étudiante en langues, elle vit en colocation, elle a un petit ami et est une fille sérieuse qui ne sait pas encore trop quoi faire de sa vie. Au détour d'un couloir à l'université elle va rencontrer Biba, qui est tout de contraire de Karen, émancipée, artiste, bohème, elle vit avec son frère Rex dans une immense maison héritée de ses parents, tous deux sont  orphelins, livrés à eux-mêmes et mènent une vie bien loin de la vie rangée de Karen. Rien ne les destinait à se rencontrer et pourtant elles ne vont pas tarder à devenir amies.

Biba et son frère ne tardent pas à exercer une vraie fascination sur Karen, leur mode de vie, leur liberté apparente, le coté fantasque et artiste de Biba… au point que Karen va définitivement aller s'installer dans cette maison au cours de l'été. On s'aperçoit très vite qu'un certain malaise ne tarde pas à s'installer et que tout n'est pas si rose… Le lien qui unit Biba à son frère est particulièrement ambigu, pas dans un sens incestueux mais on sent que le poids d'un secret les unit et pèse sur leur relation.

J'ai bien aimé ce premier roman, même si j'ai trouvé certaines situations un peu clichés, les deux ados livrés à eux-mêmes, la drogue, l'alcool, le voisin qui râle contre le bruit et les mauvaises fréquentations…. J'ai trouvé cette part de l'histoire pas très intéressante, par contre j'ai beaucoup aimé l'intrigue quand on sent que la situation commence à leur échapper, que quelque chose se met à clocher et que tout peut basculer… Comme si l'if, commençait à distiller son poison petit à petit. Karen s'aperçoit que Biba lui a menti, quelle n'est pas la personne altruiste qu'elle croyait connaître, qu'elle  est d'un égoïsme sans borne vis-à-vis des gens qui l'entourent… jusqu'à ce que le drame survienne et bouleverse la vie de tous à jamais.  

Plus que l'intrigue, ce sont les personnages que j'ai aimés, tous malgré leurs failles et leurs défauts sont attachants, agaçants, pathétiques, drôles… simplement humains. L'écriture est simple, sans fioriture inutile, Erin Kelly va à l'essentiel avec des mots justes, son livre a les défauts et les qualités d'un premier livre, des longueurs par moment, un sentiment de "déjà vu" parfois mais aussi une certaine fraicheur que personnellement j'ai beaucoup aimé. 

Une découverte intéressante grâce à ce partenariat avec Babelio et les Editions JC Lattès, à travers un livre qui m'a plu et je découvrirai le prochain roman d'Erin Kelly avec curiosité et intérêt.

Posté par Ikebukuro à 21:35 - - Commentaires [8] - Rétroliens [0]
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