Bidules et Petits Riens

mercredi 16 mai 2012

Féroces

9782266213165

Robert Goolrick – Féroces – Editions Pocket – 252 p. – Traduction Marie de Prémonville

4ème de couverture :

Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler. C'étaient les années 50, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l'esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Ming, c'était la seule chose qu'ils prenaient au sérieux. Dans cette petite ville de Virginie, on avait vraiment de la classe, d'ailleurs on trouvait son style en lisant le New Yorker. Chez les Goolrick, il y avait trois enfants, tous brillants. Et une seule loi : on ne parle jamais à l'extérieur de ce qui se passe à la maison. À la maison, il y avait des secrets. Les Goolrick étaient féroces.

Mon avis sur ce livre :

Je suis toujours un peu méfiante des autobiographies car je me demande jusqu'à quel point celles-ci peut être édulcorées, romancées, magnifiées, selon la personnalité de l'auteur. Je suis donc rentrée dans ce livre avec quelques réticences au départ mais les critiques m'avaient tellement emballées que je me suis lancée et bien m'en a pris. Quel choc ! L'histoire bouleversante de ce petit garçon puis de cet homme qui n'aura de cesse dans la vie de rechercher le moindre signe d'amour de ses parents. Des parents pourtant en dessous de tout qui ne vivent que pour le paraître et les cocktails et finiront alcooliques, mondains déchus et parents inconséquents et monstrueux.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur et son parti-pris pour aborder le récit de sa vie. Nous passons constamment du rire aux larmes et l'ambiance du livre m'a vraiment rappellé celle des comédies à l'italienne qui oscille entre tragique et comique. J'ai retrouvé à travers ce livre tout ce qui m'avait plu et ému dans le film d'Ettore Scola "Nous nous sommes tant aimés" où sous couvert de farce et de ridicule, on ressent encore plus profondément le désarroi et la profonde tristesse des personnages qui ont le sentiment d'avoir raté leur vie. Ici aussi, la lucidité de l'auteur sur ses échecs et ses failles, sur sa souffrance face au désamour et sur ses traumatismes d'enfant transparaît de manière flagrante à travers ses lignes.

Ses personnages ne sont pas des caricatures, c'est tout le contraire, ils nous démontrent comment des gens ordinaires au départ peuvent basculer insidieusement dans la perversité et le désir de détruire. Un geste monstrueux n'est en réalité qu'un accident voire un "incident" de parcours mais ce geste distillera la peur et surtout mettra les parents de l'auteur en face d'un miroir où ils verront le reflet de leur déchéance. L'auteur devient alors une sorte de catalyseur de leurs échecs, de leur médiocrité et il les mettra en face de leur propre réalité. C'est cette image d'eux-mêmes que l'auteur leur renvoie qu'ils ne lui pardonneront jamais.

C'est un récit poignant et dur malgré des passages drôles et caustiques qui sont comme des petits moments de respiration dans l'histoire. Mais ces petites parenthèses plus légères ne masquent pas la profonde souffrance de l'auteur et n'effacent pas le traumatisme de sa vie. J'ai été bouleversée par ce cri silencieux qui traverse le livre de part en part, un cri d'une puissance sombre et féroce qui prend le lecteur aux tripes et ne le lâche plus jusqu'à la dernière ligne de ce livre.

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mardi 1 mai 2012

Les vacances de Jésus & Bouddha - Tome 3

9782351425893

Hikaru Nakamura - Les vacances de Jésus & Bouddha - Editions Kurokawa - Traduction Etienne Robert

4ème de couverture :

La divine colocation ne connaît pas la crise !
Après avoir surmonté les périls de la jungle urbaine tels que les soldes ou le métro à l'heure de pointe, Jésus et son ami Bouddha décident de partir se ressourcer à la campagne. Mais leur retraite spirituelle tourne court alors que Jésus découvrent les joirs et les peines du wasabi et que les anges manquent de déclencher l'Apocalypse lors d'une séance de karaoké. Décidément, les vacances de Jésus et Bouddha sur Terre ne sont pas de tout repos.

Mon avis sur ce manga :

Avant toute chose je tiens à préciser qu’il n’y a pas besoin d’être un adepte du manga pour apprécier "Les vacances de Jésus & Bouddha", il peut tout à fait intéresser n’importe quel lecteur et chaque épisode peut se lire indépendamment des autres sans que cela nuise à la compréhension de l’histoire, même si certains personnages apparaissent au fil des tomes. Pour ma part quand j’ai été sélectionnée pour ce partenariat j’ai acheté les deux premiers, histoire de voir de quoi il retournait et surtout de peur de ne pas avoir toutes les données pour apprécier un 3ème épisode mais franchement j’aurais très bien pu me contenter de ce 3ème volet.

Le thème est vraiment original puisqu’il nous raconte les mésaventures de Jésus et Bouddha qui décident de prendre des vacances bien méritées au Japon en partageant un appartement en colocation. On va donc suivre au fil des épisodes nos deux benêts (désolée mais il n’y a pas vraiment d’autre mot) à la découverte du Japon et de la vie urbaine. Du métro, au parc d’attraction en passant par les joies d’internet avec un Jésus qui tient un blog sur les séries TV, voilà nos deux colocataires partis à la découverte des joies de l’urbanisation et de la société de consommation.

Les dialogues sont savoureux et les situations franchement comiques, tant est si bien que j’ai dû arrêter de le lire dans le train car je riais toute seule. Nos deux énergumènes, légèrement handicapés de la vie il faut bien l’avouer, ont franchement le chic pour se mettre dans des situations improbables au point de manquer déclencher l’apocalypse à cause d’un karaoké mémorable. Entre Jésus "attaqué" par un morceau de wasabi et Bouddha adepte du ménage, je me suis amusée du début à la fin et je l’avoue, j’ai ri franchement et de bon cœur à certaines répliques.

Le dessin, comparé à certains mangas, est plutôt léger et proche de celui des BD occidentales, il est beaucoup moins contrasté et forcé que le graphisme que l’on peut quelquefois rencontrer dans ce genre de parutions. Personnellement j’ai beaucoup apprécié ce manga, j’ai passé un bon moment, je me suis franchement amusée et je lirai les prochains tomes avec plaisir. Je remercie Babelio à travers l’opération Masse Critique et les Editions Kurokawa qui m’ont permis de découvrir ce manga.

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mardi 24 avril 2012

La dernière conquête du Major Pettigrew

9782841114375

Helen Simonson - La dernière conquête du Major Pettigrew - Editions Nil - 491 p. - Traduction Johan-Frédérik Hel-Guedj

4ème de couverture :

A Edgecombe Saint Mary, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l'heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger. Désormais veuf, ce parfait gentleman retraité du Royal Sussex a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf – tous occupés à fuir leurs dames patronnesses. Et ce n'est guère son fils, dévoré par l'ambition et les jeux de pouvoir de la City, qui saurait être le complice  de ses vieux jours.

Quand l'amour se présente soudain à lui sous les traits de la douce Madame Ali – l'épicière d'origine Pakistanaise et de confession musulmane – la communauté villageoise s'émeut, l'équilibre familial vacille. Le major, si respectueux des traditions, saura-t-il mener sa dernière conquête contre les convenances, la vox populi et… lui-même ?

Helen Simonson nous plonge avec délice dans un univers so british de campagne anglaise, de folklore et d'imaginaire colonial, et le confronte aux questions de notre temps. Sous sa plume alerte, on se laisse envoûter par la romance et les charmes éternels du royaume de Sa Gracieuse Majesté.

Mon avis sur ce livre :

Une très jolie découverte à travers ce premier roman d'Helen Simonson et un vrai coup de cœur pour cette histoire au charme un peu désuet, romantique et pleine de tendresse. J'adore ce genre de livre alors en lisant le résumé, j'ai tout de suite eu envie de partir à la rencontre du Major Pettigrew et de tous les habitants d'Edgecombe Saint Mary. Ce roman nous décrit avec beaucoup d'humour ce petit microcosme villageois et les relations entre les habitants. Ses 491 pages ont défilé à toute vitesse, au point que j'ai ralenti le rythme pour profiter un peu plus longtemps de tous ces personnages.

L'écriture est savoureuse, les caractères des personnages vraiment bien tournés et délicieusement pleins de clichés, mis en valeur par des dialogues plein d'esprit. Le livre fait la part belle aux répliques caustiques et pince-sans-rire du Major Pettigrew qui manie l'art du double sens et du second degré à la perfection. J'ai particulièrement aimé les dialogues avec son fils et l'amie de ce dernier, un vrai régal ! Mais au-delà de cet humour très anglais, des petites remarques perfides et des tea-parties, le fond du roman est plein de tendresse et d'humanité, car on y trouve une réflexion sur la vieillesse, le temps qui passe, les regrets et la solitude. Ce n'est pas seulement une histoire charmante et délicieuse, c'est beaucoup plus en réalité : une lutte contre les préjugés, la médisance, la jalousie, l'intégration… A travers le personnage de Madame Ali, ce sont toutes les difficultés rencontrées par cette femme veuve et musulmane pour trouver sa place qui sont mises en avant. Comme le Major, elle doit elle-même lutter contre sa propre famille, le poids des traditions, de la religion, mais surtout ne pas sortir du rôle que la bonne société des dames patronnesses a daigné lui attribuer, il ne faut surtout pas "mélanger les torchons et les serviettes" et chacun doit savoir tenir sa place et garder son rang. On connaît tous ces petits villages où rien n'échappe aux oreilles et aux yeux indiscrets des voisins, la petite bourgeoisie ou aristocratie du crû qui fait la pluie et le beau temps, qui décide qui mérite d'être invité, fréquenté ou écarté… Jusqu'à quel point peut-on lutter pour imposer sa façon de vivre et ne pas être boycotté par ses propres amis ? Et surtout est-on prêt à perdre ses privilège pour quelqu'un que l'on connaît à peine ? 

Helen Simonson signe avec ce livre un formidable premier roman et montre un vrai talent d'écriture pour retranscrire avec brio tout ce qui fait le sel de ces personnages hauts en couleurs. On sent qu'elle aime les habitants de ce petit village anglais et qu'elle leur pardonne leurs petits travers et leurs défauts. C'est un livre bourré d'optimisme et de bonne humeur qui fait du bien.

J'ai vraiment passé un très agréable moment avec cette histoire pleine d'humanité et je remercie Livraddict et les Editions Nil pour ce partenariat et cette jolie découverte littéraire. 

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lundi 16 avril 2012

Des soucis de souris...

Vous l'avez sans doute remarqué, je suis moins présente sur vos blogs ces derniers temps...

En réalité j'ai une sorte d'inflamation du bras que je n'ai pas franchement arrangé en me cognant le coude dans un coin de mon bureau il y a quelques temps.

3 mois de remplissage de tableaux au boulot pour un gros dossier et un usage intempestif de la souris ont fait que j'ai une douleur constante et un bras qui semble continuellement engourdi. Seul remède, éviter autant que faire se peut d'utiliser souris et joystick dès que possible et notamment le soir et le week-end.

Je limite donc pour l'instant internet, je me donne juste les partenariats de lecture comme priorité et j'essaie de visiter quelques blogs mais en faisant attention à utiliser plutôt mon bras gauche pour naviguer ce qui n'est pas très pratique... 

Heureusement, je peux continuer à broder et à lire même si j'ai l'impression de ne pas avancer à grand chose... 

 

P1000651 - copie

Mais le point positif c'est que j'aurai plein de billets à découvrir chez vous toutes... 

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mercredi 11 avril 2012

Fedeylins - Les rives du monde

9782700029246

Nadia Coste - Fedeylins Les rives du monde - Gründ Jeunesse - 432 p. 

4ème de couverture :

Comme tous les Fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les Fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend.

Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.

Mon avis sur ce livre :

Un vrai coup de cœur pour ce roman jeunesse et son univers plein de poésie et de tendresse, avec un message sur la différence et sur l'amitié bien plus profond qu'il n'y paraît au premier abord dans ce premier tome. J'ai adoré découvrir ce petit monde féerique et merveilleux qui vit les saisons au rythme des naissances, des fêtes, des deuils et des rites de passage de l'enfance à l'âge adulte. Comment ne pas s'attacher à Cahyl, Naïlys, Glark et tous les autres personnages qui gravitent autour de cette mare symbole de vie au milieu de nulle part ?

Je ne me suis pas ennuyée une seconde même si les premiers chapitres nous posent les bases de l'histoire et nous expliquent les interactions entre les habitants de la mare, l'univers est suffisamment riche pour nous intéresser et nous charmer au fil des pages. Dès les premières lignes, l'auteur réussit à nous intriguer et à nous embarquer avec le mystère qui entoure la naissance de Cahyl et qui va influer sur tout le reste de l'histoire. En effet, tous les Fedeylins naissent prédestinés grâce une petite marque derrière l'oreille, mais Cahyl en est dépourvu et sa société sera-t-elle prête à l'accepter quand elle le découvrira ?

C'est un très joli livre sur la différence, le rejet, la peur de l'autre, de celui qui est différent et sur l'intégration car Cahyl se sentira exclu de son peuple à cause de sa différence. Malgré une mère et des sœurs aimantes, il se sent seul et se trouvera un confident et un ami chez le peuple ennemi des Gorderives mais est-ce suffisant pour subir et vivre un quotidien qui vous rappelle à chaque instant que vous êtes différent ? Malgré le côté conte de fées du récit, cette lecture nous permet une réflexion plus profonde en abordant des thèmes d'actualité comme le poids des traditions, le racisme ordinaire, l'exclusion…

Le style adapté à un lectorat jeunesse ne m'a pas du tout gêné, car Nadia Coste a su retranscrire à travers des mots simples, toute la poésie de l'univers qu'elle a créé et toute la richesse de ce petit monde plein de charme. J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les aventures de Cahyl et des autres personnages dans ce premier épisode et je lirai sûrement les tomes suivants car ce premier livre se termine sur un dernier rebondissement qui laisse présager une suite captivante. Un coup de chapeau à David Revoy, l'illustrateur qui a réalisé la couverture et qui a su retranscrire si bien la douceur et le merveilleux du livre de Nadia Coste.

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mardi 3 avril 2012

Crépuscule

9782714448354

Michael Cunningham – Crépuscule – Editions Belfond – 300 p. – Traduction Anne Damour

4ème de couverture :

 Au cœur d'un New York insomniaque, un roman éblouissant sur l'art, le désir, le couple, la mort. Le grand retour de Michael Cunningham pour une œuvre d'une douloureuse beauté.

Peter et Rebecca Harris ou le couple new-yorkais par excellence : lui est galeriste, elle est éditrice, ils ont la quarantaine fringante, un superbe loft à Soho, une fille en route pour l'université, des amis brillants. En un mot, la quintessence de la réussite et du bonheur.

Jusqu'à l'arrivée de Mizzy, le frère de Rebecca, jeune beauté androgyne de vingt-trois ans au charme ambigu.

Fasciné, envieux de la liberté de Mizzy, troublé par ce prince gracieux et décadent qui lui rappelle tant son défunt frère, Peter vous tout remettre en question, ses artistes, sa carrière, son mariage, le monde qu'il avait mis tant de soin à se construire…

Mon avis sur ce livre : 

Je sais que beaucoup de lecteurs ont été déçus par ce nouveau roman de Michael Cunningham mais il est vrai qu'il était difficile de faire mieux que "Les heures" et que la barre était placée très haut. Pour ma part j'ai beaucoup aimé ce livre qui nous raconte l'histoire de Peter et de Rebecca un couple new-yorkais qui a réussi, lui tient une galerie d'art, elle travaille dans une revue artistique et tous deux semblent former un couple solide qui se retrouve, leur fille ayant grandi et quitté la maison.

Le titre à lui tout seul résume très bien ce livre. Le propos du roman n'est que Crépuscule, ce moment si particulier où les choses semblent s'éteindre et perdent de leur intensité avant la nuit. On assiste au crépuscule d'une carrière, d'un couple, d'une vie… avec une lucidité sur la mort et sur le côté factice et vain des choses. L'auteur sait avec des mots justes et précis, décrire les pensées et les réflexions intimes des personnages. Peter et Rebecca sont complexes dans leurs histoires et dans leur rapport à l'existence mais tous sont englués dans une sorte d'habitude ronronnante qui les ennuie malgré des métiers passionnants. Il faudra l'intervention de Mizzy le jeune frère de Rebecca pour réveiller un peu cette vie bien rangée et obliger chacun à se regarder en face. Je comprends que certains n'aient pas aimé ce livre, beaucoup de pages concernent des réflexions sur l'art, sur la vie et l'ensemble peut sembler un peu nombriliste puisque tout le livre part du point de vue de Peter mais bizarrement j'ai beaucoup aimé cette introspection.

Sa réflexion sur l'art et sur le choix d'une œuvre et d'un artiste ainsi que ses relations avec ses clients et les peintres sont vraiment très intéressantes et posent des questions sur notre rapport à la beauté ou à la laideur, sur la capacité que chacun a en soi de s'émouvoir ou non face à une œuvre artistique. Parallèlement à cette réflexion sur son travail de galeriste, l'émotion, je pourrai même dire l'émoi, face à Mizzy, est touchante et inattendue. Le côté un peu désabusé de Peter, son analyse de la vie et sa lucidité sur son métier contraste d'autant plus avec ses interrogations sur l'avenir de sa vie et de son couple. Le personnage de Mizzy n'est qu'une sorte de catalyseur et qu'un prétexte, d'ailleurs il a un rôle relativement passif dans cette histoire, il se contente d'être là et d'aller et venir à sa guise sans réellement s'intéresser aux autres. Même s'il est lucide sur son manque d'avenir, il représente tout à fait cette génération brillante et désœuvrée à qui on a tendance à tout pardonner. Dans ce roman, les personnages deviennent des ombres que l'on devine dans le crépuscule.

Pour ma part j'ai trouvé que c'était un livre très émouvant sur un homme qui s'interroge et qui se voit prêt à remettre sa vie en question pour avoir tout simplement l'impression d'être vivant. 

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dimanche 25 mars 2012

Sweet Humility Sampler - Partie 10

Mes petites croix étaient un peu en stand-by ces derniers temps mais avec le retour des beaux jours, l'envie revient et j'ai tranquillement avancé ce week-end sur mon Sweet Humility Sampler de Brenda Keyes.

Commencé en SAL chez Véro, j'ai pris beaucoup de retard sur ce modèle et mes copines de SAL ont terminé leur broderie depuis un moment, alors je continue à mon rythme.

P1060255SH

J'en profite pour vous montrer les 3 nuances de fils Atalie achetées la semaine dernière, il s'agit de Pivoine, Etain et Litchi.

Je vais essayer d'avancer encore quelques croix tant que la lumière est là mais sur mon Haed cette fois.

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dimanche 18 mars 2012

Japon 1 an après

Un très beau recueil de 8 histoires particulièrement poignantes et fortes sur le drame qui a touché le Japon il y a un an à travers les yeux de 8 auteurs de mangas.

9782820303448

Il m'arrive d'acheter des mangas, pour le plaisir du dessin, mais ce recueil est vraiment à part et m'a particulièrement ému.

A chaque histoire le mangaka répond à un questionnaire et nous décrit la façon dont il a vécu cette journée où tout a changé. Selon leur sensibilité et leur univers tous les 8 ont su me toucher.

Un livre très émouvant qui permet de faire une bonne action puisque les bénéfices seront reversés à la croix rouge japonaise.

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vendredi 16 mars 2012

Donato Carrisi et Michael Connelly en France

9782253157205Pour tous ceux qui ont adoré Le Chuchoteur et s'apprête à dévorer Le Tribunal des âmes si ça n'est pas déjà fait, voici quelques informations qui pourraient vous intéresser :

Donato Carrisi sera présent au Salon du Livre de Paris
les samedi 17 et dimanche 18 mars
(respectivement de 16 h15 à 18 h 15 et de 14 h à 16 h,
sur le stand M41).

Je n'aurai pas la chance d'y aller mais je sais que certains seront présents au Salon du Livre et profiteront de l'occasion pour rencontrer cet auteur que j'aime beaucoup.

 

 

9782253162445L'autre info c'est la présence de Michael Connelly en France fin mars

A Paris le 28 mars,
où il dédicacera ses livres
à partir de 18 h 30 à la Librairie de Paris

 A Lyon les 30 et 31 mars,
il sera l’invité d’honneur du festival
"Quais du Polar"
Plus d'informations ICI

A cette occasion, l’auteur a tourné une vidéo disponible sur Youtube dans laquelle il invite ses fans français à venir le rencontrer.


Je souhaite de belles rencontres à tous ceux et toutes celles qui auront la chance de participer à ces manifestations.

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mardi 13 mars 2012

Le tribunal des âmes

9782702142967

Donato Carrisi – Le tribunal des âmes – Editions Calmann-Lévy - 452 p. – Traduction Anaïs Bokobza

4ème de couverture :

Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables.

Marcus est un homme sans passé. Sa spécialité : analyser les scènes de crimes pour déceler le mal partout où il se terre. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd'hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d'une jeune étudiante kidnappée.

Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d'un immeuble désaffecté. Elle n'a jamais tout à fait cru à un accident.

Leurs routes se croisent dans une église, devant un tableau du Caravage. Elles les mèneront à choisir entre la vengeance et le pardon, dans une ville qui bruisse encore de mille ans de crimes chuchotés au cœur du Vatican.

A la frontière de la lumière et des ténèbres.

Mon avis sur ce livre :

Je n'ai pas encore lu "Le chuchoteur" du même auteur, donc je me suis lancée dans cette lecture sans idée toute faite et sans préjugés d'aucune sorte mais j'étais impatiente de découvrir cet écrivain. Ma seule réticence venait de la peur de tomber dans un thriller ésotérique convenu et sans surprise et ce fût tout le contraire car je me suis laissée embarquée du début à la fin.

J'ai trouvé le thème du livre très intéressant et bien traité alors que ce genre de construction peut très vite devenir casse gueule. On suit en parallèle plusieurs histoires et plusieurs personnages qui mènent leurs propres enquêtes pour des raisons totalement différentes à travers des rencontres, des flashbacks ou l'enquête en cours. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, les pièces du puzzle se mettent en place petit à petit au fil des pages et chaque clé finit par ouvrir une porte qui mène à l'étape suivante. J'avais un peu peur de me retrouver dans une sorte de Da Vinci Code revisité mais pas du tout, l'Eglise est présente à travers son histoire et le thème des Pénitenciers et l'enquête policière est vraiment réaliste. On sent que l'auteur s'est documenté avant de se lancer et on apprend à la fin du livre qu'il a rencontré un prêtre pour tout ce qui concernait la partie religieuse de l'histoire ce qui ajoute de la crédibilité aux faits et à l'intrigue.

L'enquête m'a fait penser à un puzzle où toutes les pièces vont finir par trouver leur place, mais je comprends certains lecteurs qui pourraient trouver l'ensemble relativement complexe avec l'impression que cela part un peu dans tous les sens. Je l'ai un peu ressenti moi aussi au début car on rencontre rapidement l'ensemble des personnages mais après les 80 ou 100 premières pages, tout prend sa place et se structure autour des personnages principaux. Ces derniers sont particulièrement fouillés, avec une approche psychologique très intéressante qui donne de la force à l'histoire. L'intérêt du livre réside pour beaucoup dans la détermination et le mystère qui entourent ces personnages, un mystère qui maintiendra le suspense jusqu'à la toute dernière page. On s'attache à chacun car on devine derrière leur caractère fort et intransigeant beaucoup de souffrances passées. Aucun d'entre eux n'est blanc ou noir, et ce n'est pas simplement la lutte du bien contre le mal mais plutôt la capacité de chacun à faire des choix à un moment donné.

J'ai beaucoup aimé cette lecture qui sait distiller indices, rebondissements et fausses pistes tout au long de l'histoire avec de réelles surprises de scénario et des retournements de situations inattendus.

Je remercie Livraddict et les Editions Calmann-Lévy pour ce partenariat. Je vais m'empresser de faire remonter de quelques places Le Chuchoteur qui est dans ma PAL.

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dimanche 11 mars 2012

Strawberry House - Partie 3

J'arrive à la fin de mon Strawberry House de chez LHN. Plus que quelques croix et il sera terminé... Ce fut un régal de broder cette petite grille. Moi qui avais envie de couleurs à la fin de l'hiver je suis ravie du résultat !

P1060254SH3

En ce moment, je n'avance à rien, je brode quelques croix par-ci, par-là mais j'ai l'impression de me traîner. Vivement le retour du Printemps ! Heureusement j'arrive à lire malgré tout, car quand je vois ma pile de livres en attente j'ai le vertige (122 pour être exacte en comptant les ebooks)....

 

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dimanche 4 mars 2012

Embrasement

9782355800276

Anne Swärd - Embrasement - Editions Libella Maren Sell - 318 p. - Traduction Ophélie Alegre et Patricia Duez

4ème de couverture :

Lou est la cadette d'une famille aussi nombreuse que peu ordinaire. Ses oncles, tantes, parents et grands-parents l'entourent d'une affection protectrice. Elle trouve à s'en échapper auprès du voisin, Lukas, qui vit seul avec son père. Les deux enfants se rencontrent dans l'agitation d'un incendie d'été. Lou n'a pas sept ans, Lukas est presque deux fois plus âgé. Leur amitié se tisse et aucune interdiction n'aura raison de leur attraction. Mais comme l'héroïne de leur film préféré, A bout de souffle, Lou va se révéler insaisissable. Le jour de ses dix-sept ans, elle part pour Stockholm avec le premier venu, "pour rester elle-même". Elle sait qu'en partant, elle trahit Lukas ; mais elle sait aussi que parfois, il n'ya pas d'autre choix pour vivre. Cracovie, Budapest, New York : Lou découvre le monde au gré des hommes rencontrés au hasard. "Méfie toi de l'amour" lui avait toujours dit sa mère sans jamais lui expliquer pourquoi. Lou ne cessera de chercher la réponse.

 Mon avis sur ce livre :

Certains livres vous bouleversent et vous emportent sans que vous sachiez vraiment pourquoi. Ils continuent de distiller leur petite musique longtemps après que vous ayez refermé les pages et Embrasement fût l'un de ceux là. J'ai mis du temps à faire cette chronique car comme avec tous les romans qui m'ont énormément plu, j'ai ensuite beaucoup de mal à retranscrire mes sentiments et à agencer mes idées pour en parler sans dénaturer les émotions que j'ai pu ressentir. Je vois souvent le livre comme une rencontre, quelquefois elle est ratée, d'autre fois, on a l'impression que ce n'était pas vraiment le bon moment et on passe carrément à côté et certaines fois on est transporté, c'est souvent pour moi une question de timing, d'humeur du moment et de disponibilité à entrer dans une histoire.

Lou, que l'on suit petite fille, adolescente pour ensuite la retrouver dans sa vie d'adulte m'a vraiment émue dans son incapacité à aimer et surtout à se laisser aimer. Mais comment réussir sa vie amoureuse quand toute votre enfance votre propre mère vous demande, voir vous ordonne de vous "méfier de l'amour". Pourtant ce n'est pas faute d'avoir été aimée, protégée, adorée par une famille très présente et possessive. Au milieu de cette famille où cohabitent toutes les générations et où vous n'avez pas vraiment d'intimité, est-ce que la fuite n'est pas nécessaire pour réussir à se créer sa propre identité ? Avec Lukas elle va trouver quelqu'un qui la comprend, qui l'accepte telle qu'elle est mais à travers cette relation ambiguë d'amour et d'amitié, Lou ne réussira pas vraiment à s'épanouir et elle s'en rend compte. La maladie du père de Lukas marquera la fin de cette relation. Lou doit partir si elle veut réussir à vivre pour elle-même…  mais jamais elle n'arrivera à oublier Lukas !

J'ai beaucoup aimé ce livre, la façon dont l'auteur distille ce sentiment de malaise qui nous prend au fur et à mesure de l'évolution des personnages. Les relations familiales et amoureuses sont particulièrement bien décrites et émouvantes. C'est un livre sombre et bouleversant dans un style poétique et lumineux et c'est ce contraste qui donne toute sa force au texte d'Anne Swärd. Une très belle découverte ! Seul bémol, la couverture, en la voyant je me suis demandée si je n'allais pas tomber sur une histoire de coucheries gratuites sans intérêt alors que c'est tout le contraire, elle ne reflète pas du tout l'histoire.

Je remercie Babelio et les Editions Libella pour ce partenariat. Une très belle découverte, une histoire bouleversante et une écriture qui m'a transportée.

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mercredi 29 février 2012

Le tag des 11

A mon tour d'être taguée par Catherine du blog La culture se partage

Je dois donc :

1. dévoiler 11 choses sur moi,
2. répondre aux 11 questions de Catherine,
3. en inventer 11 autres pour les futurs tagués 

Je me dévoile :

. Je n'ai jamais vu "L'amour est dans le pré" ou "Plus belle la vie"
. J'aimerai retourner en Namibie
. J'ai besoin de solitude
. J'adore la Bretagne
. J'adore tout ce qui est acide, le vinaigre, le citron, les câpres en saumure, les cornichons...
. J'ai la phobie des araignées et des papillons de nuit, pas au point de paniquer mais j'ai horreur de ça
. J'aime le vin rouge (Bordeaux, Pomerol, Chinon, Buzet...) et je n'aime pas le Champagne et les vins à bulles
. Je choisis mes destinations de voyages aussi pour leur cuisine
. Je suis fan d'opéra italien
. Je suis accro au chocolat noir
. J'ai des yeux d'une couleur "bizarre", ni vraiment gris, ni vraiment verts 

Je réponds aux questions de Catherine :

1. Si tu devais changer le titre de ton blog, ce serait... ?
Entre les lignes… les points (petit clin d'œil aux livres et à la broderie)

2. Que pourrais-tu manger au point de te rendre malade (chocolat, bonbons, foie gras...) ?
Des Batnas ou des Reglis'menthe.

3. Quel est la recette que tu réussis le mieux ?
Le risotto.

4. Dans quel pays autre que le tien aimerais-tu vivre et pourquoi ?
Au Japon, j'adore la nourriture, la culture, les contrastes de ce pays.

5. Si tu pouvais avoir un animal autre qu'un animal domestique (énorme, légendaire...), quel serait-il ?
Un guépard si je dois choisir un animal sauvage et une licorne pour un animal légendaire.

6. Quel est ton sens le plus délicat : le goût, l'odorat, l'ouïe, le toucher, la vue ?
L'odorat, je suis migraineuse donc super sensible aux odeurs.

7. Si tu étais une personne qui a changé le monde, qui serais-tu ?
Nelson Mandela.

8. Es-tu accro aux communautés, littéraires ou autres ?
Pas vraiment, je ne suis sur aucun réseau social, j'ai juste mon blog et je suis inscrite sur Livraddict, Libfly et Babelio mais je ne participe pas beaucoup aux forums. Pas de compte FB, pas de smartphone... et je peux me passer d'internet sans souci pendant des semaines.

9. Qu'est-ce qui te déçois le plus chez quelqu'un ?
La bêtise qui souvent entraîne tout le reste...

10. Tes vacances préférées : ville, campagne, mer, montagne... ?
La mer en Bretagne.

11. Qu'est-ce que tu n'as jamais pu faire ou terminer ?
Belle du Seigneur ! J'ai du mettre un avis sur Babelio.

Et voilà, quelques petites indiscrétions me concernant, par contre je vais laisser celles qui le voudront répondre et se dévoiler comme elles le souhaitent (je me suis aperçue que celles que je voulais taguer venaient déjà de répondre à ce genre de tag).

En tous cas ça m'a amusée de répondre aux questions de Catherine, j'ai trouvé l'exercice intéressant.

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mardi 28 février 2012

The Contented Mind Sampler - Partie 11

Il y a un petit moment que je n'avais pas montré mon avancée sur "The Contented Mind Sampler" de Brenda Keyes... Pourtant j'avance tranquillement sur cet ouvrage que j'adore et le motif central commence à prendre forme.

P1060252CMS

Et voici une vue d'ensemble de ma broderie...  

P1060253CMS2

Pour la prochaine étape, je vais avancer mon motif central et l'abécédaire et ensuite reprendre les motifs vers la droite. C'est vraiment mon modèle préféré !

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lundi 20 février 2012

L'intrusion

L'intrusion Haslett

Adam Haslett - L'intrusion - Editions Folio - 388 p. - Traduction Laurence Viallet

4ème de couverture :

Doug Fanning, la trentaine rugissante, travaille comme trader pour une grande banque de Boston. Tout réussit à notre requin aux dents longues, responsable des opérations boursières à l'étranger. Il vient de se faire construire une superbe villa dans la petite ville de Finden. Le ciel semble sa seule limite. Mais, sans le savoir, Doug marche sur le fil du rasoir. Les opérations boursières qu'il mène en Asie sont illégales et leur financement incertain. Tant que la combine fonctionne, les grands patrons ferment les yeux. Mais après ? Revanche sociale, montages boursiers, querelles de voisinage dans une banlieue huppée : Adam Haslett dresse un tableau vaste et plein d'esprit de notre modernité en crise.

Mon avis sur ce livre :

Un roman à tiroirs et à clés, foisonnant et dense où les histoires de chacun se recoupent au fur et à mesure où se déroule le récit. Difficile de parler de l'histoire car au départ elle semble partir un peu dans tous les sens, on suit différents protagonistes même si le pivot central reste Doug Fanning.
 
Ce roman est en réalité une critique de la société américaine qui met en avant les dérives du système bancaire et spéculatif à outrance de ces dernières années. C'est d'ailleurs peut-être la partie du récit qui m'a la moins intéressée car un peu trop complexe à mon goût. N'étant pas une spécialiste des méandres financiers, cet aspect du roman est resté un peu confus et hermétique mais j'avoue que je n'ai pas non plus cherché à comprendre et j'ai un peu survolé les pages s'y rapportant. Je comprends les lecteurs qui pourraient trouver cette partie franchement rébarbative. Mais malgré la partie sur la finance et les systèmes boursiers, j'ai beaucoup aimé ce livre, particulièrement les relations qui se créent entre les différents personnages. On devine rapidement que l'on va avoir une lutte du pot de terre contre le pot de fer entre Charlotte et Doug mais franchement je n'ai pas boudé mon plaisir, avec une préférence pour les personnages de Charlotte, cette "vieille fille" (même si je n'aime pas ce terme), excentrique et entêtée, sûre de son bon droit et qui n'entend pas s'en laisser conter par ce jeune loup aux dents longues qui s'installe à côté de chez elle et Nate cet adolescent un peu paumé qui passe son temps entre des copains aussi désœuvrés que lui mais qui va à sa manière s'introduire chez Charlotte et ensuite chez Doug.

Le titre résume très bien le propos du livre car entre toutes ces histoires qui se croisent on finit par ne plus trop savoir de quelle intrusion parle le livre et finalement on s'aperçoit que "Les intrusions" aurait été un titre plus proche de la vérité, tous les personnages se retrouvent à un moment donné l'intrus de quelqu'un. Car l'intrusion c'est aussi cette villa outrancière qui se pose comme une verrue dans le paysage de Charlotte, c'est aussi Nate qui "visite" illégalement la villa de Doug et c'est Charlotte qui entre dans la vie de Doug à travers le procès qu'elle intente à la ville. Mais finalement la principale "Intrusion" n'est-elle pas celle de la peur de l'autre distillée insidieusement au coeur de l'Amérique après le 11 septembre ?

Un avis vraiment positif pour ce roman car j'ai aimé le propos du livre, les relations qui se créent entre les protagonistes mais surtout j'ai apprécié le style particulièrement brillant et incisif de l'écriture qui sert le propos décrit par l'auteur, une certaine vision de l'Amérique et de nos sociétés capitalistes qui prend tout son sens avec la crise économique que l'on subit. Une écriture pertinente au service des personnages et de leurs relations et un vrai talent pour décrire les relations humaines.

Je remercie Livraddict et les Editions Folio pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir un nouvel auteur.

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samedi 18 février 2012

Sweet Humility Sampler - Partie 9

Je continue mon petit bonhomme de chemin sur le Sweet Humility Sampler de Brenda Keyes, même si je n'avance pas très vite, je prends beaucoup de plaisir à aligner les petites croix sur ma toile. 

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En ce moment, j'avance sur le jardin et sur la frise, mon arbre est enfin terminé et j'aimerai terminer la partie gauche du jardin d'ici la prochaine fois.

N'hésitez pas à aller chez Véro découvrir les broderies de mes copines de SAL, elles ont terminé leurs grilles et leurs ouvrages sont vraiment superbes.

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dimanche 12 février 2012

La maîtresse de Rome

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Kate Quinn - La maîtresse de Rome - Editions des Presses de la Cité - 539 p. - Traduction Catherine Barret

4ème de couverture :

Jeune esclave juive soumise aux caprices de l'arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s'emploie de son mieux à les séparer. Cette dernière n'est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas à être remarquée de l'aristocratie romaine... et d'un dangereux admirateur : l'empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.

Mon avis sur ce livre :

Un vrai coup de cœur pour ce roman épique que j'ai lu pratiquement d'une traite en un week-end. J'ai avalé les 539 pages du livre sans voir le temps passer tellement j'étais prise par l'histoire. Les personnages sont attachants, particulièrement Arius, Thea et Paulinus et on vibre, on tremble, on pleure avec eux tout au long du roman. Tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur ne s'ennuie jamais. D'intrigues en rebondissements, de coups bas en complots, l'histoire s'installe doucement avant de devenir littéralement captivante. Les amoureux de l'empire romain y trouveront leur compte puisque certains des faits s'ils sont romancés, sont malgré tout basés sur la réalité, les lecteurs qui aiment les histoires d'amour contrariées se régaleront en suivant les obstacles qui se mettent entre les personnages, quant aux amateurs d'action, de gladiateurs, de combats ils ne seront pas en reste.

J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur a découpé son récit, à chaque fois on découvre les différentes parties des chapitres à travers les yeux de la servante Thea ou de sa maîtresse Lepida, l'intrigante par excellence qui tout au long du récit ne cessera de faire des pieds et des mains pour arriver à ses fins. Une manipulatrice comme on les aime, une "méchante" de premier ordre, vénéneuse à souhait qui écrase tous ceux qui se mettent en travers de son chemin ou qui ne cèdent pas à ses caprices. C'est le personnage qui évolue le moins et qui est finalement sans surprise puisque dès le départ on sait quel sera son but ultime mais quelle jubilation quand tout ne se passe pas comme elle veut. Quant à Thea et Arius, leurs destins hors du commun font toute la force du roman, mais c'est difficile d'en parler sans trop dévoiler de l'intrigue. Leur histoire d'amour passionnée se verra bien mise à mal par les aléas de l'histoire et la jalousie morbide de Lepida qui préférera voir Arius mort que de le voir lui préférer une esclave, qui plus est sa propre servante.

Si les premières pages posent les personnages et leurs situations respectives, les chapitres suivants nous entrainent de rebondissements en rebondissement et le rythme s'accélère jusqu'au dénouement final. Le style est fluide et très facile à lire et les chapitres courts donne une vraie dynamique à l'ensemble. Bref vous l'aurez compris, un gros coup de cœur pour ce roman de Kate Quinn qui  vient à priori de publier la suite aux Etats Unis. Je vous invite aussi à lire la critique de ce livre chez Plume de Cajou, car c'est grâce à elle que j'ai découvert ce titre.

Posté par Ikebukuro à 13:59 - - Commentaires [16] - Rétroliens [0]
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dimanche 5 février 2012

Strawberry House - Partie 2

En ce moment je n'avance pas à grand chose sur mes ouvrages, mais j'arrive malgré tout à broder quelques petites croix sur mon Strawberry House de chez LHN. Il faut dire que j'aime tout particulièrement les teintes de cette broderie.

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 Je profite de mon billet pour vous montrer les deux superbes cartes que j'ai reçues : celle de gauche réalisée par Guilou qui fait des merveilles avec la porcelaine mais qui a vraiment tous les talents et le sens du détail avec ce petit miroir et ce ruban et Titilaëti qui m'a envoyée cette carte ravissante accompagnée d'un petit charm en forme de chou à la crème et d'une grille à broder.

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Merci à toutes les deux pour votre gentillesse qui m'a beaucoup touchée. Vos cartes sont vraiment superbes.

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lundi 30 janvier 2012

Mon bilan lecture

Quelquefois je reçois par mail des demandes concernant mes lectures, des conseils de bouquins sympas ou ce que je pense de tel ou tel livre. 

Voici un petit récap de mes lectures 2011, et mon Top 5 (que je pourrais appeler "mes coups de coeur"), la liste n'est pas dans l'ordre de mes préférences :

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - Mary Ann Shaeffer
Zulu - Caryl Ferey
Prodigieuses créatures - Tracy Chevalier
Petite soeur mon amour - Joyce Carol Oates
Le coeur régulier - Olivier Adam 

Mais j'ai aussi aimé : 

L'album de Milo
Polynie
L'homme de Kaboul
Hiver arctique
Freedom
Un employé modèle... et bien d'autres encore.

Quant à l'année 2012, elle s'annonce déjà très riche en nouveaux livres (et je ne compte pas ceux de mon ebook), en découvertes d'auteurs et en surprises. Voici un petit aperçu de ma "Pile A Lire".

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Bonnes lectures à toutes et à tous !

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lundi 16 janvier 2012

Sweet Humility Sampler - Partie 8

Il y a longtemps que je n'ai pas montré mes avancées sur ce magnifique "Sweet Humility Sampler" de Brenda Keyes que je brode en SAL grâce à Véro. Quelques ennuis familiaux et de santé et une période chargée au boulot ont fait que les petites croix et le blog sont restés en rade durant ces dernières semaines.

Malgré tout j'ai réussi à terminer la construction de ma maison et je pars à présent me promener dans le jardin. 

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Il manque encore quelques feuilles sur mon arbre qui ne devraient pas tarder à pousser et puis je vais avancer un peu sur la frise.

Je vous invite à aller voir les versions de mes cosaleuses chez Véro, elles ont superbement avancé.

Posté par Ikebukuro à 07:07 - - Commentaires [52] - Rétroliens [0]
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