Bidules et Petits Riens

samedi 5 avril 2014

Mes prochaines lectures

Une petite photo pour vous montrer mes prochaines lectures. Comme souvent, certaines en anglais et d'autres en français en fonction des sorties ou des opportunités en livres d'occasion. 

J'attends beaucoup du nouveau livre de Donna Tartt car j'avais adoré ses livres précédents, ainsi que du roman "The Luminaries" qui a eu "The Man Booker Prize" en 2013. Je suis rarement déçue par les short-lists ou les gagnants de ce prix, c'est souvent l'un de mes critères pour acheter un livre les yeux fermés.

P1080002

 

Sinon dans ceux qui me tentent particulièrement il y a "La déesse des petites victoires", "We need new names", les livres de Margaret Atwood l'une de mes auteurs préférés et l'envie de découvrir José Saramago.

Ce mois-ci je vais lire "S." une sorte de livre concept qui est aussi un superbe objet et qui est sorti en France récemment, "Night Film" de Marisha Plessl, "Ghana must go" de Taiye Selasi, "Dear Life" d'Alice Munro et quelques classiques comme "Frankenstein" de Mary Shelley ou "A l'ombre des jeunes filles en fleur" de Marcel Proust que j'avance petit à petit à mon rythme.

Je vous souhaite à toutes et à tous de bonnes lectures, n'hésitez pas à me faire part de vos coups de coeur littéraires car je suis toujours partante pour découvrir de nouveaux auteurs et de nouvelles lectures.

Posté par Ikebukuro à 13:04 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


mardi 1 avril 2014

Electrosensibles

ob_0164e4_electrosensible-jerome-duez

Jérôme Duez – Electrosensibles – Ebook

Synopsis :

Nés de parents différents, Laurie et Ulysse sont dotés d’un même "superpouvoir" : leur présence crée un blackout à cinq cents mètres à la ronde. Aucun instrument électrique ou électronique ne leur résiste. Ce pouvoir les condamne à grandir à l’écart du monde.

Comment éduquer des enfants hors-normes, qui seront toujours extérieurs à la société ? Les parents d’Ulysse s’en occupent avec amour, alors que Laurie est négligée par les siens. En toute logique, le garçon devrait devenir un "super-héros" et la fille une "super-vilaine"… A moins que ce ne soit le contraire…

Mon avis sur ce livre :

Je tiens avant tout à remercier Jérôme Duez pour m'avoir envoyé son livre.

C'est toujours délicat d'être contacté par un auteur car on a généralement peur de ne pas aimer ce que l'on reçoit et même si l'on est conscient du travail que peut représenter l'écriture on se doit de donner malgré tout un avis impartial. Je dois dire que j'ai toujours eu de la chance car j'ai rarement été déçue par les livres reçus. Pourtant cette fois, le début a été un peu difficile car ce livre débute par une scène qui doit être l'une de mes plus grandes phobies : l'accident d'avion ! Heureusement que l'écriture et l'histoire font vite oublier ce passage pour vous entraîner rapidement dans une histoire prenante et très originale. On va suivre la naissance et l'évolution d'Ulysse et de Laurie, deux enfants un peu particuliers puisque dotés de "super pouvoirs" qui leur permettent de créer un champ qui crée un "black out" généralisé dans un périmètre relativement important autour d'eux : plus de voitures, de téléphone, d'ordinateur, de télévisions, d'appareils ménagers… Le monde moderne est hors de portée.

J'ai été rapidement conquise par l'intrigue, j'ai aimé les personnages et la façon dont l'auteur les fait évoluer au fil du récit, et j'ai surtout aimé le fait que l'on ne sait vraiment pas où l'auteur nous entraîne. Au fur et à mesure de la progression du récit, les situations des personnages évoluent et apportent certaines réponses mais tout est dévoilé au compte-goutte. Il faut dire que le récit se déroule en réalité sur plusieurs années ce qui permet de voir évoluer Ulysse et Laurie les deux personnages principaux. Comment vivre hors du temps, sans fréquenter vraiment d'autres enfants puisqu'ils ne peuvent pas aller à l'école… Il faut dire qu'Ulysse et Laurie n'habitent pas dans la même région. Comment se développer normalement quand son univers est limité ? Comment armer son enfant pour qu'il affronte un monde qu'il ne connaît pas quand on ne sera plus là ? Comment ne pas finir comme une bête curieuse ? Ce sont les questions qui m'ont vraiment intérressées. Comment Ulysse et Laurie allaient pouvoir intégrer notre monde et est-ce qu'ils étaient suffisamment armés pour faire face aux dérives que leurs pouvoirs pouvaient susciter auprès de gens peu scrupuleux ou mal intentionnés ? Le récit nous donnent quelques clés qui viennent régulièrement relancer l'intrigue et entraînent le lecteur jusqu'à la scène finale. Une fin qui laisse présager un deuxième tome riche en rebondissements.

J'ai pris beaucoup de plaisir à cette lecture et je continuerai de suivre les aventures d'Ulysse et de Laurie avec intérêt.

 

Posté par Ikebukuro à 06:49 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

lundi 10 mars 2014

L'appel du coucou

002844630

Robert Galbraith (J.K. Rowling) - L'appel du coucou - Editions Audiolib - 18 h d'écoute environ - Traduction François Rosso - Lu par Lionel Bourguet

Résumé :

Une nuit à Londres, Lula Landry, célèbre mannequin, est retrouvée défenestrée. Son frère John Bristow, ne croit pas au suicide et contacte Cormoran Strike, détective privé. Strike est un homme à la dérive : il a perdu une jambe à la guerre et sa vie est un désastre. Chargé par Bristow d'enquêter sur la mort de Lula, il se résout à plonger dans les eaux glauques que dissimulent les paillettes de la vie noctambule. Trahisons, secrets, vengeance émergeront peu à peu jusqu'à l'explication finale. 

Mon avis sur ce livre :

Avant de parler du livre je voudrai parler de cette nouvelle expérience qu'est pour moi le livre audio. Si j'étais un peu déstabilisée au départ, notamment par la lenteur et l'impression de ne pas progresser aussi vite que je le voudrais, je dois avouer que plus j'avançais dans l'histoire et plus je prenais plaisir à l'écoute du récit. Le comédien lecteur y est pour beaucoup au point que j'aurai maintenant du mal à imaginer une autre voix au détective privé Cormoran Strike le personnage principal. Il a su donner de la vivacité au récit en interprétant tous les rôles et en changeant de voix ou de timbre au fur et à mesure de l'intervention des personnages, féminins ou masculins. Franchement, chapeau à Lionel Bourguet pour son interprétation très réussie. Je pense que c'est vraiment grâce à lui que je suis rentrée dans l'histoire aussi rapidement.

Après cette parenthèse sur cette première expérience, je reviens au roman que j'ai beaucoup aimé. Comme dans son roman précédent "Une place à prendre" le point fort de l'auteur reste vraiment la façon dont elle réussit à croquer ses personnages et cette fois encore j'ai touvé cette galerie de portraits très réussie. Le personnage principal est particulièrement intéressant, on est loin du détective playboy à qui tout réussit mais plutôt face à quelqu'un de bien cabossé par la vie. Il a perdu un jambe quand il était à l'armée, il dort dans son bureau et sa vie sociale se résume à peu de chose… Quant aux personnages secondaires ils ont une personnalité que l'on voit vraiment évoluer, notamment le personnage de Robyn, la secrétaire de Cormoran, qui prend de l'importance tant dans le récit que dans sa propre personnalité. Je pense que duo va être particulièrement intéressant à suivre dans les prochains romans.

J'ai bien accroché à l'histoire, l'auteur déroule son récit de façon à ce que chacun semble pouvoir être un coupable possible et certains rebondissements viennent relancer l'intrigue au moment où l'on s'y attend le moins. La tension monte petit à petit jusqu'au dénouement final et malgré une certaine lenteur parfois, je ne me suis pas ennuyée. On suit l'histoire à travers les yeux de Cormoran Strike qui est omniprésent dans le roman et cela donne vraiment l'impression d'être dans l'enquête en temps réel et de participer à la réflexion (mais cette impression est peut-être accentuée par le fait d'écouter le récit, plutôt que de le lire).

J'ai vraiment retrouvé dans "L'appel du Coucou" tout ce que j'avais aimé dans son roman précédent, des personnages à la personnalité travaillée, un style facile, rythmé, simple et direct, une histoire qui m'a tout de suite accrochée. Ce premier livre audio est donc une première expérience très réussie et je pense que je continuerai la série car un deuxième roman sort en VO et il me tarde de découvrir comment les personnages de Cormoran et de Robyn vont évoluer. Par contre je vais avoir du mal à me détacher de la voix de Cormoran tant elle correspond au personnage tel que je me le suis imaginé. Encore bravo au travail de Lionel Bourguet.

Je remercie Babelio et les éditions Audiolib pour ce partenariat et cette expérience concluante avec le livre audio.

Posté par Ikebukuro à 20:48 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

vendredi 14 février 2014

La maison de terre

CVT_La-maison-de-terre_1557

Woodie Guthrie - La maison de terre –  Editions Flammarion – 316 p. – Traduction Nicolas Richard – Présenté par Johnny Depp

4ème de couverture :

Dans le Texas des années 30, Tike et Ella May, jeune couple d'agriculteurs, ont bien du mal à planter de quoi vivre sur cette terre aride. Ella May est enceinte et ne veut pas continuer à habiter leur cabane en bois envahie par les insectes. Problème, ils n'ont pas le sou pour s'offrir le lopin de terre censé accueillir la maison de leurs rêves. Mais l'Etat et les banques ont tout prévu. Il suffit de leur faire confiance... La Maison de terre est un portrait brûlant de la misère et de l'espoir butant contre un paysage ravagé. Combinant le sens moral de John Steinbeck avec l'érotisme cru de D H Lawrence, voici un puissant récit de l'Amérique de la Grande Dépression, brossé par l'un de ses plus grands artistes.

Mon avis sur ce livre :

Avant de faire cette chronique j’ai eu besoin de digérer un peu ma lecture. C’est un livre incroyablement fort et vivant qui parle des petites gens qui sont aussi de grandes et belles personnes, car ils sont beaux tous les deux, Tyke et Ella May dans leur dignité, leur rêve et leur simplicité. C’est une lecture d’une puissance incroyable qui vous prend aux tripes dès le début, vous malmène et vous bouleverse. C’est cru, âpre et dur et à la fois plein de poésie et de tendresse. A travers une écriture incisive et dynamique l’auteur fait passer un maximum d’émotions en peu de mots car les phrases sont courtes, rythmées, avec beaucoup de dialogues imagés et drôles. J’ai aimé l’histoire, les personnages et l’écriture et pourtant ce n’est pas le genre de livre vers lequel je serai allée spontanément. Les personnages m’ont particulièrement touchés, ils s’aiment et sont prêts à tout affronter et Dieu sait s’ils ne sont pas épargnés par la vie dans ce coin paumé du Texas où les maisons en bois (ou plutôt les masures) finissent par s’effriter et tomber en morceaux au fil des saisons. Mais Tyke et Ella May ont un rêve, construire une vraie maison en briques de terre et ne plus être obligés de colmater les fissures de leur maison avec de la colle et de vieux journaux pour essayer de lutter contre le froid et les insectes.

La maison de terre, c’est le récit de l’Amérique des années 30, l’Amérique des oubliés et des laissés pour compte, de la misère et des expropriations abusives. C’est l’histoire d’une guerre insoutenable contre la pauvreté, d’un combat pour survivre de tous les instants face à une nature hostile ou à une société qui n’épargne pas les plus pauvres, mais c’est aussi l’histoire d’un amour incroyable qui transcende la dureté de la vie, les épreuves et les rêves brisés. A travers ce huis-clos bouleversant, Guthrie nous embarque dans sa révolte et dans son combat contre le système, contre l’absurdité des règles et des lois agricoles qui enfoncent  les paysans dans la misère, sans espoir de pouvoir s’en sortir. C’est un récit dur et bouleversant qui n’épargne pas le lecteur et pourtant tellement plein de grâce et d’humanité. Dès le début du livre on se demande comment cette vie n’a pas réussi à les briser, à les éteindre complètement et c’est tout l’inverse, Tyke et Ella May sont plein de vie et d’envie, d’espoir et de rêves. C’est un roman qui vous fait passer du rire aux larmes en un seul mot, une histoire finalement intemporelle et toujours dans l’actualité, car combien sont-ils aujourd’hui à avoir perdu leur maison et à se retrouver dans la rue et dans la misère ?

Je remercie Babelio et les Editions Flammarion pour m’avoir permis de découvrir ce roman intense et bouleversant.

Posté par Ikebukuro à 13:57 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 16 janvier 2014

La conversation amoureuse

3202242023_1_2_snsUtspg

Alice Ferney - La conversation amoureuse – Editions Babel – 472 P.

4ème de couverture :

Dans le bruissement d'une conversation amoureuse qui les reflète toutes, un homme et une femme sont livrés à la magie des mots et au dangereux bonheur du secret qu'ils s'inventent.

Mon avis sur ce livre :

Un livre chorale où l'on va suivre l'histoire d'amour ou de désamour de plusieurs couples avec comme fil conducteur Pauline et Gilles qui se croisent, se rencontrent, se plaisent, se découvrent et se perdent dans une relation amoureuse pleine d'attente et de non dits. A travers Pauline et Gilles, c'est l'histoire de tout un chacun, un condensé d'amour et d'illusions, que chacun peut rencontrer un jour dans sa vie, fait de petits moments qui vous bercent et que l'on aiment à se rappeler comme une sorte de parenthèse enchantée dans un quotidien sans surprise. Pauline est mariée, elle aime son mari, mais s'ennuie un peu dans ce petit couple comme il faut, Gilles est en train de se séparer de sa femme et est le premier surpris de cet amour naissant pour Pauline. Il faut dire qu'il a tendance à collectionner les conquêtes… sans se soucier des sentiments. A partir de là, on va suivre les différentes étapes d'une aventure naissante, la rencontre, le premier repas partagé, le premier baiser, le premier agacement aussi et la culpabilité.

C'est un roman tout en finesse, plein de non dits et de délicatesse, Alice Ferney s'attache à nous décrire tous ces petits gestes anodins qui prennent tant d'importance lors d'une première rencontre. Les personnages sont attachants, un peu perdus dans cette relation qui ne leur ressemble pas vraiment. Pauline parce que rien ne laissait penser qu'elle pourrait succomber à ce genre d'homme. D'ailleurs tout au long du récit, j'avais l'impression qu'elle était surtout amoureuse de l'idée d'être amoureuse. Quant à Gilles, s'il se perd dans ces relations sans lendemain il réalise à travers les yeux de Pauline que c'est surtout lui qu'il trompe finalement, sur ses sentiments et sur sa relation avec sa femme. Il est le premier surpris d'éprouver pour Pauline autre chose que du désir, même si celui-ci est présent tout au long du roman et ce sentiment plus profond qui pointe son nez lui fait peur.

Mais ce roman c'est aussi l'histoire d'autres couples qui tour à tour apparaissent dans le récit pour illustrer tous les sentiments, les doutes, les tromperies ou les blessures que l'on rencontrent dans une vie à deux. C'est un roman doux amer, superbement écrit qui vous laisse une certaine nostalgie et la sensation désenchantée que l'amour n'existe pas dans la continuité. Dans une écriture sensuelle et rêveuse, Alice Ferney décortique les pensées et les émois d'une relation naissante avec brio et vous entraîne à travers les questionnements et les failles de ses personnages. Un très beau roman qui se lit par petites touches et dont vous savourez chaque instant. Une belle rencontre !

Je remercie Livraddict et les Editions Babel pour ce partenariat. Un point à noter, le soin tout particulier apporté par Babel à l'objet livre avec cette magnifique couverture veloutée.

Posté par Ikebukuro à 21:29 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,



dimanche 12 janvier 2014

Multiversum

multiversum

Leonardo Patrignani - Multiversum - Editions Gallimard Jeunesse - P. 329 - Traduction Diane Ménard

4ème de couverture : 

Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ne se sont jamais vus pourtant ils se connaissent depuis toujours, unis par un lien télépathique très fort. Le jour où ils cherchent à se rencontrer, ils découvrent qu'il existe une infinité d'univers parallèles et que la réalité qui les entoure n'est qu'une de ces multiples dimensions. Parviendront-ils à se rejoindre tandis que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre ? Existe-t-il un monde où vivre leur amour ?

Mon avis sur ce livre :

A travers l'histoire d'Alex et de Jenny, on va découvrir une histoire d'amour qui se joue de la réalité et des évidences. Roman jeunesse atypique, Multiversum nous entraîne à travers les continents et les univers parallèles dans une intrigue complètement bluffante et sans temps morts. Roman d'amour pour les uns ou de science-fiction pour les autres, difficile de classer cette histoire qui nous entraîne à travers des réalités simultanées ou décalées. Je lis quelquefois des romans jeunesse pour des partenariats ou simplement pour le plaisir entre deux romans plus complexes et souvent je retrouve les mêmes ficelles, le même genre de construction, par contre ici j'ai été complètement happée par l'histoire du début à la fin. J'ai trouvé l'intrigue vraiment prenante, pleine de rebondissements, un vrai page-turner malgré un petit coté décousu qui peut donner le sentiment d'un manque de maîtrise de l'intrigue par moment. L'auteur donnant l'impression de se laisser un peu dépasser par son histoire. Mais cela ne m'a pas gêné plus que cela, car ce côté un peu impulsif comme s'il écrivait dans l'urgence, apporte une certaine dynamique et se combine finalement avec l'intrigue qui devient aussi une course contre la montre.

Le livre se découpe en deux parties très bien équilibrées, une partie romance entre les deux adolescents qui essaient désespéremment de se rencontrer et une partie science-fiction plutôt complexe et bien pensée. Bien sûr, le style est simple et direct, mais l'intrigue pouvant être un peu compliquée quelquefois notamment quand on passe d'une réalité à une autre, cela apporte de la clarté et de la fluidité à la lecture et donne du rythme à l'ensemble. J'ai bien aimé les personnages des deux adolescents, même si le rôle d'Alex est plus marqué que celui de Jenny. Il sert de catalyseur et de point d'ancrage dans l'histoire et dans tout ce qui leur arrive, Jenny ayant un rôle plus passif, elle subit beaucoup plus les événements, même si elle essaie malgré tout de prendre quelques initiatives. Je sais que certaines choses peuvent sembler un peu tirées par les cheveux pour certains lecteurs mais c'est aussi le propre de ce genre de roman. Quelle chance a le vilain petit canard du lycée de décrocher la star de l'équipe de foot ? Ou un pauvre geek de 12 ans de sauver le monde d'une invasion d'aliens ?  Le but avant tout c'est de prendre du plaisir en lisant, de ne pas s'ennuyer et de donner envie aux adolescents de lire, pour moi ce roman tient ses promesses et la fin est suffisamment innatendue pour donner au lecteur l'envie de découvrir le tome 2.

Je remercie Babelio et les Editions Gallimard Jeunesse pour ce partenariat. J'ai passé un très bon moment de lecture et je découvrirai la suite avec plaisir. 

Posté par Ikebukuro à 21:20 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

dimanche 1 décembre 2013

Esprit d'hiver

liv-3674-esprit-d-hiver

Laura Kasischke - Esprit d'hiver - Christian Bourgeois Editeur - 276 p. - Traduction Aurélie Tronchet

4ème de couverture :

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant...

Mon avis sur ce livre :

Ce matin-là, elle se réveilla tard et aussitôt elle sut : Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux.

C'est par ces mots que commence le roman de Laura Kasischke et ce sont ces mots qui vont nous suivre tout au long de l'histoire comme un fil conducteur intriguant et sombre.

C'est une journée qui commence mal, Holly et son mari sont en retard, lui pour aller chercher ses parents à l'aéroport, elle pour préparer le repas de Noël pour la famille et les amis qui ne vont pas tarder à débarquer comme tous les ans. Mais quelque chose d'autre perturbe Holly, une sorte de sensation diffuse que quelque chose cloche, un sentiment de malaise persistant qui lui dit que l'équilibre qu'elle connaît est en train de déraper… Le roman déroule petit à petit la journée d'Holly et de Tatiana, sa fille adolescente adoptée en Russie des années auparavant. A travers les flashbacks de cette adoption et le quotidien de cette journée de Noël, l'auteur pose l'intrigue et fait monter la tension du récit par petites touches avec un sens du détail chirurgical et une précision incroyable. Le lecteur est pris au piège de cette journée comme Holly, il sent lui aussi que quelque chose ne semble pas à sa place mais pour tout dire rien ne va… Le blizzard s'est levé, Eric son mari n'a toujours pas donné signe de vie, ses invités bloqués par le mauvais temps se décommandent et pour couronner le tout, Tatty sa fille semble d'humeur exécrable et n'a à priori aucune envie de l'aider à préparer le repas. Holly la sent perturbée et étrange, comme si par moment elle avait affaire à quelqu'un d'autre et non plus à la Tatty affectueuse et douce qu'elle connaît. Mais Tatiana est une ado, plutôt gâtée par ses parents, alors quoi de plus normal que ce comportement capricieux et ce visage fermé, quand on lui demande de mettre la table ou de ranger la maison ?

Je connaissais l'auteur à travers "Un oiseau blanc dans le blizzard" que j'avais particulièrement aimé, mais là j'avoue que j'ai été complètement bluffée du début à la fin. A travers une écriture poétique et incisive, un style percutant et un sens de l'intime particulièrement bouleversant, Laura Kasischke réussit le tour de force de maintenir la tension du début à la fin, jusqu'à la toute dernière page. Pourtant rien ne semble pouvoir se passer durant cette journée, la solitude d'Holly l'entraîne à l'introspection et à réfléchir sur sa vie passée, les choix qu'elle a fait et on va suivre ce parcours de femme et de mère tout au long du livre. Une journée banale et rien de bien palpitant au premier abord, et c'est là que réside le tour de force de l'auteur, ce livre est un "page turner", on sent qu'il va se passer quelque chose car on n'oublie pas cette présence fantôme qui palpite entre les lignes tout au long du récit "Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux"…

Un livre prenant et bouleversant et un auteur qui s'impose de plus en plus comme l'un des écrivains que j'ai vraiment envie de suivre au fur et à mesure que je découvre ses romans. J'ai lu ce livre pratiquement d'une traite, embarquée par l'auteur dans cette histoire envoûtante et finement ciselée qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière page.

Je remercie Price Minister à travers son opération "Les Matchs de la Rentrée Littéraire 2013" et Christian Bourgeois Editeur pour ce partenariat. Esprit d'hiver est l'un de mes coups de cœur de cette année.

mardi 5 novembre 2013

Une vie entre deux océans

960434162_L

M.L. Stedman - Une vie entre deux océans - Editions Stock - 449 P. - Traduction Anne Wicke

4ème de couverture :

Libéré de l'horreur des tranchées où il a combattu, Tom Sherbourne, de retour en Australie, devient gardien de phare sur l'île de Janus, une île sur les Lights, sauvage et reculée. A l'abri du tumulte du monde, il coule des jours heureux avec sa femme Isabel ; un bonheur peu à peu contrarié par l'impossibilité d'avoir un enfant.
Jusqu'à ce jour d'avril où un dinghy vient s'abîmer sur le rivage, abritant à son bord le cadavre d'un homme et un bébé sain et sauf. Isabel demande à Tom d'ignorer le règlement, de ne pas signaler "l'incident" et de garder avec eux l'enfant. Une décision aux conséquences dévastatrices...

Un premier roman plébiscité dans le monde entier qui interroge les liens du coeur et du sang.

Mon avis sur ce livre : 

Ce livre je l'avais déjà repéré et m'apprêtais à l'acheter en VO quand le partenariat Masse Critique a été proposé. J'en attendais beaucoup car les critiques sur les blogs US étaient déjà plutôt bonnes et je n'ai pas été déçue. Les thèmes abordés sont forts, émouvants, ils vous prennent au cœur avec des personnages touchants et abîmés par la vie. C'est un roman qui parle de la solitude, du deuil, de la perte d'un enfant, des regrets, de la culpabilité, du pardon… et de bien d'autres choses, mais c'est avant tout une histoire d'amour ! Rien de mièvre ou de gnangnan dans ce livre, c'est fort, puissant à l'image du lieu où se déroule l'histoire : une île battue par la mer et les vents, isolée de tout pendant des mois, qui vit au rythme du bateau de ravitaillement, seul lien social avec la terre et porteur des nouvelles du continent.

J'ai aimé l'intrigue, le lieu, les personnages principaux et secondaires ainsi que les sentiments et les émotions suscités par ce roman. C'est un livre qui vous prend au cœur et vous oblige à vous interroger sur les choix faits par Tom et par Isabel. Tous les deux sont dans le déni le plus total, chacun est dans son monde et dans sa propre culpabilité, lui sait qu'en allant contre le règlement il se place dans une situation impossible, elle n'a qu'une peur, se retrouver à nouveau face à ce vide et à cette solitude suite à la perte d'un enfant. Elle aime Tom mais ce n'est plus suffisant... Les personnages sont forts et fragiles à la fois car il faut une vraie force de caractère pour vivre seuls sur cette île battue par les vents pendant des mois, pour attendre un enfant dans cette solitude et pour affronter la douleur de la perte et du deuil sans le soutient de ses proches. Les nouvelles et les visites sont rares, le retour sur la terre ferme encore plus et l'isolement fragilise. Cette histoire c'est la chronique d'un désastre annoncé car le lecteur devine rapidement que la culpabilité qui ronge Tom et le déni d'Isabel ne peuvent mener qu'au malheur.

Le roman se découpe en 3 parties bien équilibrées, chacune dédiée à une période particulière du récit, la première présente les personnages, pose leur situation respective, la deuxième partie est axée sur le couple et leur vie sur l'île avec l'enfant et la troisième partie dévoile les conséquences de leur choix pour chacun des personnages. L'écriture est agréable à lire, le style est fluide, les chapitres plutôt courts donnent du rythme à l'ensemble. J'ai longtemps hésité avec le coup de cœur mais il me manquait un petit quelque chose. J'aurai aimé rentrer encore un peu plus dans la psychologie des personnages. On peut les trouver faibles par certains côtés face à leurs choix mais cette faiblesse est aussi la partie la plus émouvante de leur caractère, car pour chacun c'est le choix d'un amour, l'amour pour une femme ou pour un enfant.

Je remerci Babelio à travers son opération Masse Critique et les Editions Stock pour ce partenariat. C'est un livre que j'ai beaucoup aimé et qui m'accompagnera encore un petit moment. 

Posté par Ikebukuro à 20:59 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

vendredi 1 novembre 2013

Un rêve en noir et blanc

54344546_10859424

Hélène Calvez - Un rêve en noir et blanc - Editions Atria - 475 P.

La 4ème de couverture :

"... International : à Sydney, une vieille dame est retrouvée assassinée dans son cabanon de jardin. Son coursier aborigène a été interpelé. 
... Yémen : alors que des touristes américains visitaient le site de Barâqish, une pierre surgie de nulle part a mortellement blessé un Yéménite. Des images de nos reporters sur place...".

Qui a assassiné Madame Delenda dans son cabanon fermé de l'intérieur ? Qui a lancé la pierre du haut des remparts de Barâqish ? Ce crime impossible en Australie, cette situation insolite au Yémen ne sont que les prémices d'une succession d'énigmes de plus en plus mystérieuses dont les principaux ressorts sont les magies orientale et aborigène. Laissez-vous emporter par le voyage surprenant de Julius dans le monde des esprits et celui, tout aussi atypique, de six touristes américains pris dans le tumulte d'une révolution, confrontés à la disparition d'un temple et à des phénomènes de bilocation. 

Hélène Calvez nous entraîne à l'intérieur d'un puzzle où chaque pièce a sa place, chaque énigme son explication, où tout n'est qu'illusions et rebondissements jusqu'au dénouement final.

Mon avis sur ce livre :

La bonne surprise de ce mois de lecture avec un roman atypique. Je me suis régalée du début à la fin et pourtant je ne sais pas vraiment par quoi commencer pour parler de ce livre. J'ai été complètement emportée de l'Australie au Yémen dans une histoire surprenante que j'ai trouvée parfois loufoque et parfois émouvante où sous couvert d'aventure on apprend beaucoup de choses sur l'art aborigène et sur le Yémen. Je me suis souvent surprise à rire au fil de ma lecture, alors que le thème n'est pas spécialement amusant… Le lecteur se trouve plongé dans une sorte de roman policier ethnographique, voire mystique qui peut sembler complètement brouillon dans un premier temps mais où tous les éléments finissent par s'imbriquer les uns dans les autres pour former un tout cohérent et pour créer une atmosphère particulière et mystérieuse, où le meurtre d'une vieille mégère en Australie, fait des vagues à l'échelon mondial jusqu'à influer sur de pauvres touristes en plein désert yéménite.

Au-delà de l'intrigue, ce sont les personnages qui font la vraie force  de ce roman. Quelle galerie de portraits ! Surtout notre groupe de touristes au Yémen. Une sorte de groupe improbable qui visite le Yémen "par hasard"… mais est-ce que le Yémen est vraiment une destination de voyage "par hasard" ? Entre la dame patronnesse en mal de présidence de sa congrégation de bigotes, le couple d'afro-américain pour lequel tous les blancs sont des racistes en puissance, le manipulateur jouisseur, la spécialiste en produit bio qui s'extasie sur le moindre grain de sésame… et le pauvre guide qui vit sa croix avec ce groupe particulièrement gratiné… sans compter les locaux qui pratique "l'enlèvement touristique", c'est un festival de situation inattendues, de rebondissements insensés, de petites remarques méchantes et perfides et de pensées mesquines qui ont fait mon bonheur pendant les 475 pages du livre.

En Australie, les personnages sont un peu plus dans la retenue et le lecteur se retrouve à jouer les enquêteurs au milieu de l'intrigue policière. Comment cette pauvre femme a pu être tuée par un aborigène qui s'avère être le coupable idéal, dans une pièce fermée de l'intérieur… par un cadavre, cette femme étant morte sur le coup ? On pourrait se croire dans un roman d'Edgar Allan Poe. Dans la partie Australienne les personnages sont plus posés, beaucoup plus centrés sur eux-mêmes, l'effet de groupe n'étant pas là pour les influencer. Ils mènent leur barque selon leur croyance et leur bagage personnel, avec leurs propres convictions ou influences religieuses. Les chapitres qui alternent l'Australie et le Yémen, permettent de rythmer le récit et de donner de l'énergie à l'ensemble. On sent que l'auteur a travaillé le caractère de ses personnages au-delà de la caricature car tous vont évoluer avec subtilité tout au long du roman, comme façonnés petit à petit par les rencontres qu'ils font. 

Ce roman a été une très bonne surprise, car je n'ai pas vu les 475 pages défiler. Je me suis franchement amusée, j'ai été surprise, j'ai appris des choses… Bref ce fut un super moment de lecture. Au début, on peut être un peu décontenancé de passer d'un continent à l'autre mais les choses finissent par trouver leur place et ce fut un beau voyage… Je remercie Livraddict et les Editions Atria pour ce partenariat qui m'a permis de découvrir un auteur que je ne connaissais pas mais que je continuerai de suivre avec plaisir.

Posté par Ikebukuro à 16:58 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mardi 22 octobre 2013

Triburbia

Triburbia

Karl Taro Greenfeld - Triburbia - Editions Philippe Rey - 284 p. - Traduction Françoise Adelstain

4ème de couverture :

A Tribeca, ce célèbre quartier de Manhattan, où ont afflué jeunes bourgeois argentés et pseudo-bohèmes, un groupe d'hommes se retrouve tous les matins pour prendre le petit déjeuner, après avoir déposé leurs enfants à l'école chic du coin.

L'ingénieur du son devenu, grâce à son mariage avec une riche WASP, propritétaire de studios d'enregistrement ; le sculpteur, géant taiseux vivant des subsides de sa femme galeriste ; le journaliste à succès dont les Mémoires vont se révéler entièrement truqués ; le dramaturge qui n'a écrit qu'une seule vraie pièce ; le marionnetiste qui rêvait de révolutionner son art ; le cuisinier italien en passe de coloniser la ville avec ses restaurants ; le producteur de cinéma qui n'a presque rien produit, et même le gangster juif de Brooklyn qui méprise ces goys, mais ne peut s'empêcher de les écouter disserter sur le monde comme il va : à eux tous (sans oublier leurs épouses, souvent détentrices du vrai pouvoir), ils forment une sorte de tribu urbaine fascinante sur laquelle Karl Taro Greenfeld porte un regard sarcastique et amusé. 

Cette mini société, embringuée dans une ronde à la Schnitzler, à qui trompe qui, se disperse au bout d'un an, mais reste pour le lecteur l'irrésistible portrait d'un New York très... new-yorkais.

Mon avis sur ce livre : 

Un livre chorale qui met en scène une galerie de portrait de new yorkais habitant le quartier de Tribeca, plutôt aisés par rapport à la moyenne, ils se croisent devant l'école de leurs enfants et se retrouvent pour certains autour d'un café. Plus qu'un roman, cela pourrait être plutôt un recueil de nouvelles puisque chaque chapitre met en scène l'un des personnages du livre, soit à travers sa jeunesse, soit à travers son métier ou son quotidien. Beaucoup de points communs entre ces hommes, la réussite, l'univers artistique ou "pseudo artistique" dans lequel ils gravitent, l'argent, l'importante de leur place dans le microcosme du quartier …
C'est une caricature d'une certaine amérique et de la société actuelle particulièrement acérée. Tous ont connu leurs heures de gloire à un moment donné mais ce statut social commence à s'estomper et l'on assiste un peu au "déclin de l'empire américain". Il suffit d'un grain de sable pour détraquer la machine bien huilée de la réussite et de la position sociale.

J'ai trouvé l'approche de l'auteur vraiment intéressante et beaucoup aimé la façon dont il fait évoluer ses personnages. Ceux-ci ne sont pas franchement sympathiques, plutôt décevants et désabusés en tant que personne et malgré tout j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre leurs questionnements et leurs doutes. Certains sont ambitieux, d'autres donnent l'impression d'être arrivés où ils sont par hasard, au gré de leurs rencontres et des aléas de la vie, encore étonnés de la tournure de leur existence. Du coup j'aurai aimé en apprendre un peu plus, j'ai eu l'impression de rester en surface par moment et j'ai trouvé que l'auteur n'allait pas suffisamment au fond des choses et de la psychologie des personnages. C'est le point négatif de ma lecture. Ce manque de profondeur est sans doute dû à la construction du livre, un chapitre par protagoniste ne laisse pas beaucoup de place à un développement poussé de son histoire … L'ensemble reste malgré tout intéressant et je ne me suis pas ennuyée à ma lecture ; on prend plaisir à suivre chacun des personnages à travers les méandres de sa vie.

Je n'ai pas fait de recherche sur l'auteur pour l'instant mais j'ai trouvé sa façon de traiter le sujet plutôt "journalistique", avec l'impression de lire une chronique sociale. Le style de l'auteur est fluide, direct, agréable à lire et il va à l'essentiel. Je tenais aussi à dire un mot sur le livre en lui-même. C'est un éditeur je ne connaissais pas et je trouve l'objet livre très beau et vraiment réussi avec un papier épais et une couverture qualitative et originale.

Je remercie Libfly et le Furet du Nord à travers leur opération "On vous lit tout" ainsi que les éditions Philippe Rey pour cette découverte.

Posté par Ikebukuro à 10:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

jeudi 17 octobre 2013

Sweet Humility Sampler - Partie 11

Même si je ne montre pas souvent mes broderies, je continue d'avancer tranquillement sur celles qui sont en cours. J'avais laissé le "Sweet Humility Sampler" de Brenda Keyes de côté mais je l'ai repris il y a quelques temps et mon jardin a bien avancé...

P1070911

La version originale est plutôt dans des tons de roses mais j'étais partie sur une dominante de bleus et finalement je suis plutôt contente du résultat. C'est rare que je change les couleurs mais je crois que me souvenir que je m'étais trompée dans l'une des teintes et que je n'avais pas eu le courage de tout défaire... 

Je ne brode pas aussi vite qu'avant et du coup j'ai l'impression que je n'avance pas mais j'essaie de m'y remettre tranquillement sans me stresser, à mon rythme !

Posté par Ikebukuro à 10:15 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

samedi 12 octobre 2013

Mes prochaines lectures !

Une petite photo de mes prochaines lectures avec des auteurs que j'avais envie de découvrir depuis longtemps comme Margaret Atwood et David Sedaris, un partenariat avec "Une vie entre deux océans" et des livres d'occasion avec "The Sense of an Ending" de Julian Barnes et "Dark Island" de Vita Sackville-West qui malgré son titre est en français au Livre de Poche.

 

P1070910

Je m'aperçois en regardant cette photo que j'ai beaucoup de lectures en VO à venir. Pourtant, je lis autant, voire plus en français mais cela dépend vraiment du moment... 

Je vous souhaite à toutes et à tous un bon week-end et de belles découvertes littéraires !

Posté par Ikebukuro à 13:20 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mardi 17 septembre 2013

The Ritual

erica-dakin-book-cover

Erica Dakin - The Ritual - Book 1 in the Theft and Sorcery Trilogy - CreateSpace Independent Publishing Platform - 398 P. 

4ème de couverture :

Chiarin is a young harl-elf whose only goal is to keep herself and her sister alive in a land that thinks her disposable because of her race. Yet when she meets fellow thief Zashter, she find herself drawn into his dangerous undertaking and into an adventure she did not anticipate.

Attracted to him despite his brooding nature, and determined to learn from him despite knowing she cannot trust him, she soon realises that there is no going back, and she must help him fulfil the wish of his sinister employer, even if dragons and magic bar their way.

As their love-affaire intensifies, Chiarin faces a choice: run and leave Zashter on his own, or stay and sacrifice everything...

Mon avis sur ce livre :

J'ai reçu ce roman de la part de l'auteur Erica Dakin et vraiment je l'en remercie car j'ai particulièrement aimé cette histoire.

Chiarin et Shani, deux soeurs, mi-elfes, mi-humaines (autant dire pas grand-chose dans leur monde), se débrouillent comme elles peuvent et survivent tant bien que mal de cambriolages et de débrouilles jusqu'au jour où elles rencontrent deux jumeaux, voleurs comme elles qui les prennent sous leurs ailes. Tous les quatre vont partir sur les routes, Chiarin et Shani venant épauler Zashter et Mior dans leur quête car tous deux sont mandatés pour trouver des objets particuliers nécessaires à l'accomplissement d'un rituel magique. A partir de là, aventure et romance sont au programme mais doutes et méfiance demeurent car les deux sœurs sentent que les jumeaux leur cachent quelque chose d'important.

J'ai aimé les deux aspects de l'histoire, que ce soit la partie aventure et action ou la partie intrigue amoureuse entre les deux couples. Rien de très original sur le fond car on est tout à fait dans les codes de la Fantasy avec son lot de méchants, de magie et de créatures fantastiques mais l'auteur a vraiment réussi à équilibrer son roman entre les chapitres axés sur l'action pure et dure ou sur l'histoire d'amour qui se met en place entre les personnages et qui permet de se poser un peu. L'écriture d'Erica Dakin est particulièrement agréable, avec une vraie recherche de vocabulaire et un vrai style d'écriture qui fait quelquefois défaut dans ce genre de roman, plus axé sur l'intrigue que sur le style littéraire. Là ce n'est pas du tout le cas, j'ai trouvé la langue riche et bien pensée, sans fioritures exagérées mais avec une vraie volonté de ne pas donner dans la facilité. Ce n'est pas un livre pour un public trop jeune car certaines situations amoureuses sont très explicites, pour ma part cela ne m'a pas du tout dérangé et j'ai trouvé l'ensemble plutôt "sexy". Les personnages sont vraiment attachants, j'ai beaucoup aimé Chiarin et Zashter, elle est entière, courageuse, loyale et dévouée corps et âme à ceux qu'elle aime, lui est arrogant, entier, un brin têtu mais avec un bon fond. Mior et Shani sont un peu plus effacés et moins marqués au niveau de leur caractère respectif mais ils sont vraiment complémentaires de Chiarin et de Zashter. J'ai complètement adhéré à l'histoire et aux personnages et j'ai passé un très bon moment de lecture. 

Ce livre pourrait tout à fait être un "one shot" car l'intrigue se suffit à elle-même mais j'ai déjà acheté le deuxième tome "The Conspiracy" et je suis curieuse de découvrir où l'auteur va nous emmener dans ce deuxième tome.

Posté par Ikebukuro à 21:47 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

samedi 31 août 2013

L'envol du héron

l'envol

Katharina Hagena - L'envol du héron - Editions Anne Carrière - 293 p. - Traduction Corinna Gepner

4ème de couverture :

Comme j'avais des épreuves non corrigées avec une couverture blanche, j'ai repris le résumé trouvé sur le net chez Livraddict.

L’Envol du héron met en scène une série de personnages liés sans le savoir par un douloureux secret.

Marthe n’a jamais renoncé à retrouver son fils, disparu il y a dix-sept ans tandis qu’il passait l’été dans le bourg de Grund. Ellen ne s’est jamais vraiment remise du départ inopiné de son amant alors qu’elle était enceinte de lui. Andreas, ami d’enfance d’Ellen, est devenu une sorte d’original privé de la parole, qui arpente les rues de Grund à la recherche de papiers et de notes égarés.

Autour de ces trois personnages hantés par la disparition gravitent amis, amants, proches qui, eux aussi, apportent leur lot de souffrances. Le personnage de Heidrun, la mère d’Ellen, plongée dans le sommeil trompeur du coma au terme d’une période de démence sénile, est comme l’image de cet impossible oubli qui sape les existences et interdit de faire son deuil.

Sommeil, disparition, tels sont les fils directeurs de cette histoire qui révèle peu à peu ses dessous, au fil des récits d’Ellen et de Marthe, qui s’entrecroisent sans jamais se rejoindre.

La disparition habite ce roman très atypique, qui s’attache à en explorer toutes les dimensions, toutes les résonances, jusqu’à lui donner une dimension mythique qui l’assimile non plus à la mort, mais à une ultime métamorphose.

Mon avis sur ce livre :

Un très beau livre, plein de mélancolie qui aborde des thèmes forts comme le deuil, la disparition, l'abandon, sans être larmoyant pour autant. C'est un livre qui vous berce et vous touche sans que vous vous en rendiez compte, il vous prend dans son filet et ne vous lâche plus. Je le dis sans flatterie car ça n'est pas forcément le genre de livre vers lequel j'irai de prime abord. On suit tout au long des pages, différents personnages qui se retrouvent à un tournant de leur vie, Ellen et sa fille adolescente, Marthe la mère inconsolable de la disparition de son fils, Andreas, le taciturne qui ne dit plus un mot depuis des lustres. Tous sont liés et leurs vies se sont entremêlées à un moment donné sans qu'ils en soient réellement conscients. Ce passé commun les hante mais chacun l'affronte à sa façon. Un manque de communication, un non-dit, voire des certitudes influeront tour à tour le destin des uns et des autres. Ellen, abandonnée enceinte, a fui sa ville natale pour l'Irlande, espérant refaire sa vie et oublier cet abandon. Marthe se désespère de revoir son fils, disparu du jour au lendemain sans laisser d'adresse, Andréas, l'ami d'enfance d'Ellen n'a jamais accepté sa fuite pour une autre vie. Tous ont été abandonnés et tous cherchent des réponses…

Du mystère, de la profondeur dans les thèmes et la psychologie des personnages, tout est réuni pour séduire le lecteur. Je me suis attachée à Ellen, au départ moyennement sympathique, presque agaçante mais qui devient émouvante au fur et à mesure de la lecture et qui a fini par me toucher à travers ses doutes et ses failles. C'est une femme de son époque qui mène sa barque, assume son rôle d'amante et de mère, tour à tour perdue ou séductrice mais malgré tout elle est fragile et perdue, vivant dans l'espoir du retour improbable du père de sa fille. J'ai beaucoup aimé l'évolution de son personnage et la façon dont l'auteur l'a dessinée. Elle prend de l'ampleur au fur et à mesure que l'on avance dans l'histoire pour devenir le pivot central du récit.

J'ai particulièrement apprécié l'écriture de l'auteur, c'est fluide et plein de poésie, très agréable à lire, j'ai trouvé la langue très mélodieuse, le rythme est lent et doux, il vous berce au fil des mots et des phrases sans être ennuyeux une seule seconde. J'ai totalement adhéré au style et à l'histoire. L'intrigue se dessine petit à petit jusqu'au dénouement final, en petites touches qui se dévoilent au fil des pages. Malgré peut-être quelques longueurs, j'ai pris beaucoup de plaisir à ma lecture, ce fût une jolie découverte.

Je remercie Libfly et le Furet du Nord à travers leur opération "On vous lit tout" ainsi que les éditions Anne Carrière pour ce roman.

Posté par Ikebukuro à 07:36 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 27 août 2013

The Contented Mind Sampler - Partie 13

Me voilà de retour avec mon Contented Mind Sampler de Brenda Keyes que j'ai toujours autant de plaisir à retrouver. Il faut dire que c'est mon ouvrage pour les vacances donc je le brode tranquillement dans ma chaise longue ! Ses nombreux motifs très variés me permettent de ne pas me lasser et d'avoir l'impression d'avancer.

Voici les derniers motifs apparus sur ma toile !

P1070908

J'ai avancé le motif central et ajouté celui avec les pots de fleurs. Je brodais environ 1 h à 2 h par jour quand je n'étais pas occupée au jardin. 

Voici une vue d'ensemble de la broderie. Il me reste encore pas mal de petites croix à aligner mais c'est toujours un régal de retrouver cette grille.

P1070909

Maintenant j'ai plutôt envie d'une petite broderie qui avance vite, entre mon HAED et mes ouvrages en cours...

Posté par Ikebukuro à 17:35 - - Commentaires [17] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

mercredi 24 juillet 2013

Le secret de l'Immortelle

Le secret immortelle

Alma Katsu - Le Secret de l'Immortelle - Editions Le Pré aux Clercs - 444 P. - Traduction Maryvonne Ssossé

4ème de couverture :

Luke Findley est médecin à Saint Andrew, une petite ville perdue du nord de l'Etat du Maine. Ce soir-là, quand il prend son service à l'hôpital, il s'attend à une nuit comme les autres. Mais au lieu de cela, Lanore McIlvrae entre dans sa vie - et la transforme pour toujours.

Car Lanny est une femme au passé chargé... Son histoire, où l'amour se mêle à la trahison et transcende la mort, a commencé au début du XIXe siècle dans une communauté puritaine au nord des Etats-Unis. Là, à douze ans, Lanny a décrété que Jonathan, d'une beauté exceptionnelle, serait l'homme de sa vie.

Séduction, obsession, passion, décadence, perversité et brutalité, la vie de Lanny traverse les siècles sans parvenir à apaiser ses démons.

Mon avis sur ce livre :

Ce livre m'ayant déjà tenté en VO, j'étais plus que ravie d'être sélectionnée pour ce partenariat de lecture. Le résumé m'avait plu, l'histoire semblait sombre et prenante mais je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre avec ce récit. En réalité ce sont plusieurs histoires en une que l'on découvre au fil des pages, à des époques différentes avec des personnages particulièrement tourmentés et manipulateurs. J'ai beaucoup aimé les "méchants" de ce roman, car je les ais tous trouvé beaucoup plus intéressants que l'héroïne, qui se révèle égoïste et sans beaucoup de personnalité au final ; et je me demande si l'auteur comme moi ne les as trouvés moins ennuyeux à mettre en scène que les deux personnages principaux. Ils sont beaucoup plus travaillés que Lanore et que Luke, le médecin, pourtant au centre du roman, qui servent plutôt de fils conducteurs à l'intrigue qu'autre chose. Mais c'est un premier tome, donc leurs rôles vont sans doute évoluer et prendre de l'épaisseur dans les romans suivants, alors pour l'instant je leur laisse le bénéfice du doute…

Plusieurs genres se mêlent dans cette histoire et si certains lecteurs ont pu être un peu déroutés par ce mélange par moment, j'avoue que j'ai plutôt bien adhéré à la façon dont l'auteur nous embarque dans son récit et bouscule nos certitudes : du récit fantastique on passe à l'histoire d'amour, du conte gothique le plus noir, on passe à une intrigue policière actuelle… L'ensemble aurait pu être brouillon et perturbant mais au contraire, les choses et les personnages prennent leur place petit à petit pour créer une cohérence qui se tient au fur et à mesure où l'on avance dans l'histoire. La partie contemporaine du récit permet de s'ancrer dans la réalité et de prendre un peu de recul par rapport à la noirceur et au côté fantastique de l'intrigue. Les thèmes traités, comme l'immortalité ou le rapport maître disciple, ne sont pas forcément très originaux dans ce style de littérature mais la manière de les intégrer dans l'histoire fonctionne plutôt bien. Je ne me suis pas ennuyée une seconde et j'avoue que par moment j'ai même été surprise par la tournure que prenait l'intrigue car l'auteur n'épargne pas les pauvres lecteurs que nous sommes, que ce soit à travers certaines situations ou la noirceur de certains personnages. De l'histoire d'amour la plus puérile à la relation la plus sordide, des rebondissements les plus improbables à la réaction la plus convenue, tous les ingrédients sont présent pour laisser présager d'un deuxième tome intéressant.

Je remercie Babelio avec son opération Masse Critique et les Editions Le Pré aux Clercs pour ce partenariat. Il me tarde à présent de découvrir ce que l'avenir réserve à Lanny et à Luke.

Posté par Ikebukuro à 21:02 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

jeudi 11 juillet 2013

Mille jours en Toscane

mille-jours-en-toscane-4182943

Marlena de Blasi - Mille jours en Toscane - Editions Folio - 246 p. - Traduction Marie-Pierre Bay et Nicolas Castelnau-Bay

4ème de couverture :

"Le bar du village est devenu une véritable annexe de notre maison. Les habitués nous ont adoptés et s'ingénient à nous faciliter la vie. Il y a un téléphone au mur et quand je parle à mes enfants, à mon agent à New York ou à mes éditeurs en Californie, tout le monde se tait en imaginant que je discute avec le président des Etats-Unis. Le Centrale est notre bureau, notre PC, notre refuge. Je commence à comprendre pourquoi certains Italiens, avant de choisir un appartement, vérifient si le bar le plus proche leur conviendra...".

L'auteur et son mari ont décidé de s'installer à San Casciano, un petit village toscan. On s'échange des recettes de cuisine (soigneusement consignées dans ce livre), on fait ensemble les vendanges, la chasse aux cèpes et aux truffes... Marlena de Blasi nous offre une ode à la vie, pleine de saveurs, d'odeurs et de couleurs.

Mon avis sur ce livre :

Un livre qui m'a rappelé l'atmosphère du roman "Sous le soleil de Toscane" de Frances Mayes tout en étant complètement différent. C'est une histoire pleine de charme qui invite à une certaine nonchalance dans ce village où il fait bon vivre et qui donne au lecteur des envies de sieste sous les figuiers, de tomates au basilic, d'huile d'olives et de pain frais. C'est un livre qui incite à la rêverie et à la paresse. On va suivre au fil des pages, Marlena et son mari ancien employé de banque qui décident de changer de vie et de quitter Venise pour s'installer dans un petit village Toscan où ils louent une maison. Les personnages hauts en couleurs ont la force de caractère des gens de la terre et sont particulièrement attachants. J'ai beaucoup aimé suivre l'installation de Marlena et de son mari dans cette maison et dans cette nouvelle vie, leur intégration auprès des villageois, leur acclimatation, leurs envies… La construction du récit m'a beaucoup plu, tout particulièrement les recettes intégrées à l'histoire qui font saliver le lecteur et lui donne envie de partir découvrir cette région de Toscane et sa gastronomie. La gourmande que je suis était plus que ravie de cette débaûche de parfums et de saveurs. C'est un récit gourmand, qui fait la part belle aux ingrédients de la cuisine toscane et à la convivialité, plein d'optimisme et qui fait du bien.

Tout en simplicité et en sincérité l'histoire met en scène tous les petits bonheurs du quotidien : partager une bonne table avec les gens que l'on aime, admirer la lumière du matin, s'enthousiasmer pour la saveur d'un plat réussi… Ce livre fait l'éloge des choses vraies, d'un retour aux fondamentaux de la vie et des petites attentions à la portée de chacun. L'auteur a tout à fait réussi à partager ses émotions, c'est lumineux, plein de soleil, charmant et attendrissant, on est ému aux larmes avec certains personnages et on rit de certaines situations. Ce récit est un vrai playdoyer pour les petites choses qui participent au bonheur, un hymne à la simplicité dans les rapports aux autres, dans le fait de savoir faire la part des choses pour se consacrer à l'essentiel et se fixer sur ce qui en vaut vraiment la peine. J'ai beaucoup aimé les personnages secondaires, bien marqués par leurs caractères, ils ont l'élégance des gens qui connaissent la valeur des choses, le sens de l'amitié et de l'accueil ils répondent présents pour Marlena et son mari dès leur installation. Pourtant tout n'est pas rose non plus, la vie n'est pas si facile quand on a tout quitté et que l'on ne sait pas de quoi sera fait le lendemain et le couple a des doutes et des incertitudes quant à son futur mais l'optimisme reprend ses droits malgré les peines et les coups durs, plein d'espoir quand à l'avenir...

Je remercie Livraddict et les Editions Folio pour cette très jolie découverte. 

Posté par Ikebukuro à 20:52 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

mardi 2 juillet 2013

Z Le roman de Zelda

Le-Roman-De-Zelda_reference

Thérèse Anne Fowler - Z Le Roman de Zelda - Editions Michel Lafon - 424 p. - Traduction Laure Joanin

4ème de couverture : 

Elle a 17 ans, c'est une belle du sud, petite dernière d'une famille bourgeoise de Montgomery, exubérante et fantasque. Quand elle le rencontre lors d'un bal, il a 21 ans, porte l'uniforme et veut vivre de sa plume. Bravant les conventions, elle part l'épouser à New York, quelques jours après la sortie de son premier roman, L'Envers du Paradis. Le livre est un immense succès, et les deux amoureux deviennent instantanément célèbres, propulsés dans un tourbillon de fêtes effrénées entre Long Island, Paris et la Riviera française. Elle, c'est Zelda, lui c'est Scott : ils viennent d'entrer dans la légende. 

Mais l'insouciance de la vie mondaine, les dépenses folles et les flots de champagne détruisent l'harmonie du couple. Tandis que Scott sombre dans l'alcoolisme, la délaisse et l'accuse de tous les maux, Zelda lutte corps et âme pour exister. Ecriture, peinture, danse, elle cherchera éperdument son identité jusqu'à en perdre la raison, et disparaîtra de façon tragique dans l'incendie de son dernier asile. Toute sa vie, elle sera restée dans l'ombre de l'homme qu'elle a aimé à la folie. Ce roman lui rend enfin sa voix.

Mon avis sur ce livre :

J'aime particulièrement la littérature anglo-saxonne et les auteurs américains alors ce roman ne pouvait que me tenter. Il est toujours intéressant de découvrir l'importance des conjoints ou de l'entourage et leur influence sur le travail d'un auteur. A travers ce roman, on découvre Zelda Fitzgerald, sa rencontre avec Scott, son profond désir d'exister et son admiration et son amour pour son mari. Fille du sud, insouciante et bénéfiant d'une certaine liberté dans sa famille, rien ne prédispose Zelda à rencontrer ce jeune soldat, basé près de chez elle, écrivain en devenir, plein d'assurance et séducteur en diable. Ils s'aiment, s'apprivoisent et se marient une fois Scott démobilisé. On va suivre le couple de leur rencontre à la fin de leur vie, à travers leurs espoirs et leurs désillusions, à travers les succès et les échecs, évoluant parmi les gens célèbres et les intellectuels de l'époque.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Zelda, elle apparaît libre, insouciante, dévouée à son écrivain de mari, amoureuse. Rapidement on devine que leur vie est avant tout un leurre ou chacun se perd de fête en coups d'éclats. Tout est bon pour se faire remarquer et se retrouver dans les journaux. Zelda et Scott fréquentent d'autres écrivains, des mondains comme eux et de riches new yorkais qui hantent les clubs de Jazz où l'on trouve de l'alcool de contrebande. C'est une vie frivole et superficielle où il est difficile d'écrire et où Scott produit des nouvelles "alimentaires" pour faire bouillir la marmite. Heureusement le talent est là et la reconnaissance et le succès finissent par arriver. Mais Zelda commence à se sentir à l'étroit dans son couple, elle aimerait exister par elle-même et non plus dans l'ombre de son mari, elle écrit mais c'est Scott qui met sa signature au bas de ses textes pour des raisons purement pécuniaires et parce que c'est lui l'écrivain de la famille.

J'ai préféré la seconde partie du livre qui se déroule en grande partie en France où Scott et Zelda rencontrent d'autres écrivains américains comme Hemingway et fréquentent les cercles littéraires parisiens. C'est une vie de bohème entre Paris et le Sud de la France, au gré des amitiés et des revenus du couple. Jalousie, influences néfastes ou amitiés sincères sont au programme de cette partie, beaucoup plus intéressante que le début du roman. La psychologie des personnages prend du relief et les caractères se dévoilent. Entre faiblesses des uns et manipulations des autres, on découvre certains personnages comme Hemingway sous un jour plus qu'antipathique (je n'aime pas ses livres, donc ça m'a conforté dans l'opinion que j'en avais...). L'insouciance des débuts se transforme en amertume et en regrets, les sautes d'humeur de Zelda face à l'alcoolisme de Scott font des étincelles et le couple se déchire même si on sent malgré tout beaucoup d'amour entre eux. Car ce livre est avant tout un roman d'amour entre un homme et une femme qui se sont perdus de s'être trop aimés.

C'est le portrait romancé d'une femme amoureuse et pleine d'aspirations et de désirs, elle est talentueuse mais à vivre dans l'ombre de Scott, elle semble s'étioler de plus en plus jusqu'à se tenir au bord de l'abîme. L'auteur a su nous décrire cette longue et insidieuse descente vers le repli sur soi et la perte de confiance. Il faut dire que Scott ne l'aide pas beaucoup, influencé par son entourage, il néglige de plus en plus Zelda et se rend à peine compte qu'elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. 

Même si je suis bien consciente que c'est avant tout un roman, plus qu'une biographie même romancée, cela ne m'a pas empêchée de passer un très bon moment de lecture. Emouvante et fragile, Zelda a su me toucher et j'ai beaucoup aimé l'évolution des personnages et du couple au fil des pages. L'auteur a su retranscrire l'atmosphère de l'époque et les nombreux dialogues rendent le texte vivant et très agréable à lire. Même si je suis quelquefois restée un peu sur ma faim, l'ensemble est bien documenté et vraiment intéressant à suivre. Comme beaucoup  de lecteurs, j'ai trouvé que la première partie du livre prenait un peu trop d'importance par rapport à la fin qui aurait mérité plus d'attention mais je ne me suis pas ennuyée et j'ai appris beaucoup de choses.

Je remercie Livraddict et les Editions Michel Lafon pour ce roman car il m'a donné envie de relire l'œuvre de Fitzgerald et de découvrir une partie moins connue de son travail. 

Posté par Ikebukuro à 21:07 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , ,

lundi 24 juin 2013

Mes prochaines lectures

Cette année a été particulièrement compliquée... Entre mes soucis de tendinite, une charge de travail énorme au boulot et la grisaille qui n'en finit pas, j'avais l'impression de ne jamais sortir la tête de l'eau. Heureusement qu'il y avait la lecture (quand je ne piquais pas du nez sur mon bouquin...) et les petites croix pour me changer les idées. Côté petites croix je n'ai pas grand chose à montrer car j'étais principalement dans mon HAED et j'aimerai terminer ma page avant de poster une photo (mais j'ai du mal à trouver une position qui me convienne et je brode vraiment petits bouts par petits bouts) heureusement que côté lectures je m'en suis donnée à coeur joie. 

Beaucoup de belles découvertes cette année et une envie de lire de nouveaux auteurs. Comme j'ai la chance de lire en anglais cela me permet de multiplier les possibilités (mais aussi les dépenses !).

Voici un petit aperçu de mes prochaines lectures.

 

P1070098

Heureusement que pour l'été j'ai ma liseuse qui me permet de ne pas être obligée de traîner mes livres avec moi... même si elle contient plutôt de la Fantasy et des classiques.

J'espère vous montrer bientôt mes avancées sur mes broderies.

Posté par Ikebukuro à 13:16 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

vendredi 22 mars 2013

Le garçon dans la neige

Le garçon

M. J. McGrath – Le garçon dans la neige – Editions Presses de la Cité – Collection Sang d'Encre – 389 p. – Traduction Cécile Deniard

4ème de couverture :

Certains secrets ne peuvent rester enfouis à jamais…

Alors qu'elle séjourne en Alaska, Edie Kiglatuk, jeune femme d'origine inuit, découvre le cadavre d'un nouveau-né au milieu d'une forêt. Rapidement, la police interpelle l'un des membres d'une communauté très fermée, les vieux-croyants, que l'on soupçonne de pratiques satanistes. Mais pour Edie, il est évident que les autorités cherchent à enterrer l'affaire au plus vite afin de ne pas perturber la campagne pour l'élection du gouverneur, qui bat alors son plein. Hantée par la vision du petit corps sans vie, elle décide de suivre son intuition, et se lance sur une tout autre piste. Sans le savoir, elle s'apprête à pénétrer en territoire très hostile.

A travers l'enquête d'Edie Kiglatuk, personnage profondément imprégné des croyances ancestrales inuites, M.J. McGrath brosse un tableau fascinant de l'Alaska, et nous plonge dans le quotidien de cette terre sauvage et glacée.

 

Mon avis sur ce livre :

J'ai été complètement emballée par ce livre, tout d'abord parce que j'ai adoré, l'ambiance : l'univers glacé et polaire qui donne une puissance supplémentaire à l'intrigue. Ensuite j'ai tout particulièrement apprécié les caractères forts des personnages et la mythologie inuite développée, et tout au long du récit les deux sont étroitement liés. Edie est tenace, forte, pleine de hargne et soucieuse de vérité, on sent tout de suite qu'elle est intiment liée à ce pays rude et difficile qui impose sa marque sur les hommes et les femmes qui y vivent. Sa tenacité, son intégrité s'imposent tout de suite dans le récit. Dès les début on a envie de suivre cette femme dans sa quête de justice. Envers et contre tous, elle veut plus que tout que ce petit garçon dont elle découvre le cadavre glacé ne soit pas mort dans l'indifférence la plus totale et devienne une victime anonyme de la folie des hommes, elle va se battre pour que justice lui soit rendu, quel que soit le prix à payer et ce qu'elle doit sacrifier pour cela. J'ai beaucoup aimé ce personnage d'Edie, malgré sa rudesse elle est touchante, on imagine qu'elle n'a pas eu une vie très facile et qu'elle a surement vécu des drames. On sent qu'elle s'est forgée une carapace au fil du temps mais que malgré tout elle est pleine d'humanité et ancrée dans sa terre et ses croyances. C'est le personnage central de l'histoire, sa pugnacité, sa détermination font évoluer l'enquête et nous entraînent de rebondissements en rebondissements. Rien ne l'arrête elle fonce droit devant elle, tant pis si elle y laisse des plumes.

C'est un livre à l'atmosphère étrange : le froid, la glace, cette lumière pâle des hivers qui n'en finissent pas… enveloppent l'ensemble du roman dans un univers qui semble presque immobile. Dès que l'on sort des villes, la nature devient hostile, malgré sa beauté, elle vous impose sa loi et tout paraît extrêmement compliqué et dangereux. L'intrigue est complexe et prend toute son ampleur au fur et à mesure que l'on avance dans le roman, les relations entre les personnages se dévoilent et l'enquête devient vraiment prenante. Edie tire sur un fil et c'est toute la pelote qui commence à se dérouler devant les yeux du lecteur. J'ai été complètement conquise par ce roman et son univers. J'ai retrouvé beaucoup de points communs entre l'auteur et certains écrivains nordiques que j'adore comme Johan Theorin qui nous offrent une critique de la société tout en donnant un rôle majeur à la nature et aux croyances et légendes qui rythment la vie des gens. Cela donne une force supplémentaire au récit, la nature devient alors un personnage à part entière de l'histoire et a souvent un rôle prépondérant dans le déroulement du récit.

Je remercie Babelio à travers son opération Masse Critique et les Editions Presses de la Cité pour ce partenariat et pour ce moment de lecture particulièrement prenant. 

Posté par Ikebukuro à 22:10 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , , , ,



Fin »